Publié le 22 Avril 2014

ESPACE MARX OISE CONFERENCE SUR LES RELIGIONS AUJOURDH'HUI

Espace-Marx60.BDLS -

Explorer - Confronter - Innover

Association Bernard de la Sala

Espace Marx60

http://www.espace-marx60.fr/

INVITATION

Conférence/Débat sur : « Les religions aujourd’hui »

Vendredi 25 Avril 2014 à 18h30 à Clermont de l’Oise Centre socio Culturel

Rue Wenceslas Coutellier

Avec comme conférencier : Antoine Casanova

Docteur d’État, Antoine Casanova historien, a longtemps enseigné l’histoire à l’université de Franche-Comté. Il est l’auteur de nombreux ouvrages de référence sur l’histoire de la Corse moderne et contemporaine. Il dirige la revue marxiste La Pensée. Il vient du christianisme progressiste, comme on disait alors, fortement marqué par la pensée de Teilhard de Chardin et aussi, sur le plan historique, par les textes du père Chenu. Ses recherches portent sur l’ethnologie et l’histoire sociale des forces et capacités productives, elles portent aussi sur le mouvement de l’Église catholique dans le monde d’alors, celui du concile Vatican II de 1962.

Antoine Casanova a été membre du bureau politique du PCF.

Une soirée digne d’un grand intérêt pour ceux et celles qui veulent savoir ce qui se passe en ce moment dans les évolutions des religions et leur impact dans la vie sociétale, dans la citoyenneté et la laïcité, dans les considérants politiques et leurs enjeux avec les rapports parfois difficiles qu’ils engendrent.

Cette rencontre prend une acuité particulière avec les bougés actuels du Pape François et notamment ces récentes déclarations stigmatisant le profit, la dictature du marché, et d’affirmer qu'il n'était pas marxiste, mais qu'il connaissait de nombreux marxistes qui étaient « des gens très bien » : ce qui a frappé de stupeur les éléments les plus réactionnaires de l’église catholique.

Quel analyse marxiste peut-on faire de ces secousses et aussi de ce qui se passe à travers les conflits entre religion : comment vivre et lutter ensemble croyants et incroyants ?

Comme d’habitude, après l’intervention du conférencier, une courte pause sera tenue pour se restaurer (sandwichs et boissons) avant d’engager le débat.

Bernard LAMIRAND Norbert BOULANGER

Président Secrétaire.

Veuillez noter l’adresse du site Espace Marx60-Bernard de la Sala : http://www.espace-marx60.fr/

Voir les commentaires

Rédigé par aragon 43

Publié dans #Marx

Repost0

Publié le 22 Avril 2014

LE CHRIST A REFUSE DE RESSUSCITER

dessin humoristique de Reiser

Voir les commentaires

Rédigé par aragon 43

Publié dans #SOCIETE

Repost0

Publié le 20 Avril 2014

Rédigé par aragon 43

Publié dans #CAPITALISME

Repost0

Publié le 18 Avril 2014

Si ce message ne s'affiche pas correctement, cliquez ici

110 ans d’Humanité
L'ambition qui conduit Jaurès à fonder l'Humanité demeure intacte

Par Patrick Le Hayric, directeur de l’Humanité

Bon anniversaire à l’Humanité ! Ce matin, voilà cent dix ans que l’Humanité paraît. De la grande œuvre de réflexions politiques, culturelles et historiques ou des conquêtes sociales et démocratiques que nous lègue Jean Jaurès, son journal l’Humanité est sa création toujours vivante, toujours active, toujours utile.
Le quotidien a dû surmonter de multiples difficultés financières, des tracasseries diverses, la censure exercée contre lui, voire son interdiction dans les années noires de la Seconde Guerre mondiale où la parution est interdite par le gouvernement Daladier, fin août 1939. Pendant la guerre d’Algérie, il est régulièrement saisi parce qu’il dénonce les exactions de l’armée française. Tout cela explique pourquoi l’Humanité est bien ancrée dans le patrimoine médiatique, culturel et politique français.

Depuis sa naissance, le 18 avril 1904, le journal ne vit que grâce au soutien militant, à l’action inlassable de ses équipes et de ses lectrices et lecteurs. Rendons ici hommage à celles et ceux qui, depuis plus d’un siècle, se sont avec courage, dévouement, abnégation mobilisés pour le faire vivre, rayonner et se développer dans des contextes souvent difficiles.

En cent dix ans, le monde a beaucoup changé. Mais l’ambition qui conduit Jean Jaurès à fonder l’Humanité demeure intacte. Son projet est énoncé dès la première phrase de son premier éditorial, « Notre but » : « Le nom même de ce journal, en son ampleur, marque exactement ce que notre parti se propose (…), la réalisation de l’humanité. » Ce puissant et beau texte, à relire sans retenue, est un véritable manifeste en faveur d’un authentique journalisme engagé. Il est plus que jamais d’actualité. L’Humanité luttera sans relâche contre la guerre, indépendamment des calomnies dont elle sera l’objet. Selon Jaurès, « la promotion de l’universelle justice sociale sera le moyen de réconcilier tous les peuples », ajoutant : « Alors vraiment, mais seulement alors, il y aura une humanité réfléchissant à son unité supérieure dans la diversité vivante des nations amies et libres. » La violence de la guerre économique qui fait rage, au détriment de la vie humaine et de l’environnement, nous appelle à amplifier cet inlassable combat et à préférer en ces dangereux moments la force de la politique à la politique de la force.

Lire la suite sur l'Humanité.fr

Voir les commentaires

Rédigé par aragon 43

Publié dans #Histoire

Repost0

Publié le 18 Avril 2014

VALLS UNION LIBRE AVEC GATTAZ (Titre B Lamirand)

« Programme de stabilité »

les salariés, les retraités et les privés d’emploi seuls à se répartir la facture !

mercredi 16 avril 2014

La CGT dénonce le véritable plan d’austérité que vient de décliner le Premier ministre.

Les précautions oratoires du Premier ministre concernant la défense du SMIC et de notre modèle social ne suffisent pas à masquer l’inégalité de l’équation : 30 milliards d’euros de cadeaux au patronat = 50 milliards sur le dos des salariés, des privés d’emplois et des retraités, qui seront, au bout du compte, les seuls à se répartir la facture.

Ce n’est pas en appauvrissant les salariés que l’on relancera l’économie !

Le gel des prestations sociales et de la revalorisation des retraites, le recul d’un an de l’application du plan pauvreté sont autant de menaces sur le modèle social et la cohésion sociale de notre pays.

La poursuite, pour deux ans encore, du gel du point d’indice pour les fonctionnaires est, quant à elle, une véritable provocation.

Il ne suffit pas de prononcer toutes les cinq minutes les mots « modèle social » pour garantir sa pérennité.

Ce qu’il faut, c’est lui redonner son sens premier : garantir individuellement et collectivement le progrès social.
Ce qu’il faut, c’est assurer la relance de la demande par une augmentation significative des salaires, des pensions et des prestations sociales.
Ce qu’il faut, c’est assurer la préservation et le développement des Services Publics au service de l’intérêt général.
Ce qu’il faut, c’est préserver, garantir notre système de santé, la protection sociale et son financement.

Les clés sont maintenant entre les mains des salariés : seuls le rassemblement et la mobilisation massive des salariés, des privés d’emploi et des retraités sont de nature à changer la donne. La CGT les appellent à exprimer le choix du progrès social dès le 1er mai, mais aussi sur leurs lieux de travail, dans les journées d’action professionnelles, telles que le 15 mai pour l’ensemble des fonctionnaires et le 22 mai pour les cheminots.

Montreuil, le 16 avril 2014

Voir les commentaires

Rédigé par aragon 43

Publié dans #syndicalisme

Repost0

Publié le 18 Avril 2014

VALLS  : L'ANTI CROIZAT

Ambroise Croizat inauguration d'une Caisse primaire de Sécurité Sociale

VALLS L’ANTI CROIZAT

Valls veut prolonger et accentuer le travail en cours du patronat pour détruire le concept édicté à la libération d’une Sécurité sociale solidaire et par répartition.

C’est le meurtre de la Sécurité sociale que le locataire de Matignon prémédite.

Nous savions déjà depuis un certain temps que le social libéralisme considérait que la Sécurité sociale était un coût exorbitant pour le compétitivité et qu’il fallait en finir avec « l’Etat providence » comme disent les libéraux.

Un Etat providence, quelle mauvaise définition pour caractériser cette grande conquête sociale de libération et l’engagement du Conseil National de la Résistance : « un plan complet de sécurité sociale, visant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se le procurer par le travail, avec une gestion appartenant aux représentants des intéressés et de l’Etat ».

A cette époque, dans un pays détruit par le guerre, des hommes et des femmes de la Résistance n’ont pas hésité à mettre en place cette grande conquête sociale et lui ont donné les moyens de son existence.

Ils l’ont fait par la cotisation sociale.

Ils l’ont mesuré à l’aune de la solidarité entre tous et toutes.

Ils n’ont pas hésité à faire appel à la cotisation sociale : celle directe du salarié calculée sur son salaire brut et celle socialisée de l’entreprise chiffrée à partir de l’assiette salariale et prise sur la plus value réalisée par le travail salarié.

Le débat ne fut pas facile, certains voulaient dès cet époque rallier le système à l’anglaise de Beveridge par l’impôt.

Les communistes furent ceux qui défendirent bec et ongles le système par la cotisation sociale, ils n’étaient pas seuls, la CGT réunifiée avec ses cinq millions d’adhérents obligeait à une telle conversion vers la cotisation.

Croizat, ministre du travail et de la Sécurité sociale en fut le maitre d’œuvre, nous lui devons le système de cotisations sociales et la solidarité qui l’engendrait.

Le patronat n’a jamais avalé cette décision.

Un travail de sape s’en est suivi pour rendre fragile une telle réalisation qui rendait la vie plus sécurisée pour des millions d’hommes et de femmes qui, auparavant, avaient des droits misérables et précaires concernant leur santé, leur famille, leur sécurité au travail, leurs vieux jours.

Cette Sécurité sociale, sous prétexte de son financement, a été l’objet de toutes les attaques : celle de retirer aux travailleurs le soin de diriger et de gérer leur Sécurité sociale solidaire par la non élection des administrateurs, par les remises en cause des remboursements, par l’allongement de l’âge de la retraite, par des modifications importantes dernièrement concernant les allocations familiales.

Puis, surtout, par le fait que les gouvernements successifs depuis une vingtaine d’années ont considéré que la cotisation sociale était contradictoire avec le libéralisme et nous avons vu la droite remettre en cause le versement de la part dite patronale pour les salariés au SMIC et jusqu’à 1,6 SMIC. Le parti socialiste a poursuivi la même trajectoire. Des centaines de milliards ont été ainsi détournés des caisses de la Sécurité sociale.

En fait cela a surtout permis de créer un appel d’air pour les actionnaires qui ont empoché cette part du salaire socialisé ; ils en demandent à nouveau plus qu’une becquée : la totalité.

Cela a écrasé les grilles de classifications vers le bas ; une trappe à bas salaires était ainsi créé et de nombreux travailleurs formés et qualifiés sont devenus des salariés payés au minimum.

Ces attaques étaient les premières, d’autres vinrent, elles n’étaient pas de droite, elle venait d’une certaine gauche, celle sociale-libérale ou libérale tout court, et celle-ci avançait vers des idées nouvelles qui mettaient à l’abri le patronat d’éventuelles cotisations sociales nécessaires par la création de la CSG et aussi par des vues différentes autour d’une retraite par point, d’une acceptation de la baisse des prestations sociales en matière de santé par toutes sortes de franchises, de participations forfaitaires, de forfaits hospitaliers.

Le doigt, la main, le bras, le corps tout est donc mis dans l’engrenage infernal.

Dans plusieurs écrits parus dans l’Humanité, j’ai dénoncé cette farce, la cotisation sociale n’est pas l’ennemi de l’économie, elle est d’une puissance telle qu’elle fait vivre l’économie, la vraie, celle qui répond aux besoins, celle qui créé de l’emploi, celle qui est justice et solidarité face au pillage du capital.

Celui-ci invoque le coût du travail, exige qu’il en soit exonéré de cotisations sociales, que la compétitivité des entreprises repose sur un coût du travail moindre et les patrons du CAC 40 sont les premiers à avoir exigé qu’il en soit ainsi : ils sont exaucés.

Le CNR avait considéré le contraire en 1945, le financement solidaire, celui du salarié et de l’entreprise, pris sur la valeur ajoutée fruit du travail salarié, démontre tout l’opposé puisque ce salaire socialisé créait les conditions du développement, de la croissance, de l’emploi notamment de ceux au service de la population et de créations de richesses nécessaires pour répondre à ces besoins sociaux.

Le gouvernement vient de prendre la plus mauvaise décision en confirmant les exigences du MEDEF de toucher aux cotisations sociales y compris celles du salarié qui sont issues de cette grande idée de la solidarité.

Ce serait la porte ouverte toute grande à l’Assurantiel, comme au temps des Assurances sociales d’avant guerre.

Le gouvernement Valls pourrait ainsi, selon certaines informations qui ont filtré, exonérer de cotisations sociales dites patronales jusqu’à 1,6 SMIC le financement des retraites dont on sait qu’il avait déjà invoqué le manque de financement pour allonger l’âge de la retraite à 66 ans dès son retour au pouvoir.

Quand Valls dit aux organisations syndicales -qu’il a rencontré en fin de semaine- qu’ils ne doivent pas s’inquiéter et que le financement des retraites sera assuré, on peut craindre le pire par un nouvel allongement de l’âge de la retraite et déjà le patronat veut tout de suite 65 ans comme âge légal de départ à la retraite et pendant qu’on y est de le passer à 70 ans.

Il y a quelques jours le Président de la République rendait hommage à ce programme du Conseil National de la Résistance qui portait comme titre « les Jours Heureux » ; quelle hypocrisie ! Car il savait que le programme du CNR est totalement à l’opposé de celui que son gouvernement défend, celui de la cupidité contre la solidarité.

Oui, comme Croizat, croyons qu’à nos luttes pour empêcher la désintégration de la Sécurité sociale.

Bernard Lamirand Animateur du Comité d’honneur Ambroise Croizat

Voir les commentaires

Rédigé par aragon 43

Publié dans #politique

Repost0

Publié le 18 Avril 2014

LA BELLE PLANQUE POUR VOYNET

VAUDRAIT MIEUX AUGMENTER LES SALAIRES ET LES RETRAITES VOIR AFFICHE

LA BELLE PLANQUE

On pouvait se douter qu’elle ne resterait pas longtemps au chômage, celle- là, après avoir débarassé le tapis à Montreuil.

« Dominique Voynet vient d’être nommée à l'Igas.

Extrait de l’annonce : PARIS, 16 avril 2014 (APM) - L'ancienne chef de file des Verts Dominique Voynet a été nommée mercredi en conseil des ministres inspectrice générale des affaires sociales (Igas) au tour extérieur, sur proposition de la ministre des affaires sociales et de la santé, Marisol Touraine, et du ministre du travail, de l'emploi et du dialogue social, François Rebsamen, selon le compte rendu de l'Elysée.

Pendant ce temps là, Valls nous intime l’ordre de nous faire la ceinture sur nos rémunérations salariales et sur nos retraites jusque fin 2015 et plus si besoin…..

Et Marisol Touraine, ministre de la santé, continue son petit bonhomme de chemin : démolir ce qui reste de notre Sécurité sociale sous les ordres de Gattaz et de Valls et du minable de l’Elysée.

Alors, on leur rentre dans le lard et on change cette politique en faveur du Capital.

Le premier mai soyons nombreux dans les manifestations pour dire que « ça suffit ».

Bernard LAMIRAND

Voir les commentaires

Rédigé par aragon 43

Publié dans #politique

Repost0

Publié le 13 Avril 2014

LE POISON EXTREME DROITE S'INOCULE

Je ne dirais pas l’endroit où j’ai eu cette discussion où une préposée aux postes m’a entretenu de ses opinions, là n’est pas la question.

Celle-ci, à une question que je lui ai posé sur le devenir des Postes et de son emploi, c’était une précaire, m’a répondu qu’il n’y avait plus rien à espérer de ce coté là avec la gauche au pouvoir et pour bien montrer sa détermination, elle m’a précisé qu’elle se sentait de plus en plus de droite.

Je n’ai jamais pensé que ceux qui sont au bas de l’échelle épousaient automatiquement des idées de gauche et même parfois c’était tout le contraire et j’en ai connu dans ce genre lorsque j’étais en activité et que je militais dans mon entreprise.

Mais je voulais en savoir plus sur cette jeune femme aussi déterminée dans ses opinions.

Et là, les choses se sont vite clarifiées : elle me fit un développé sur les raisons de ses idées de droite, je dirais même d’extrême droite car la suite de la conversation allait le révéler.

Elle me balança, « moi je travaille alors que d’autres ne veulent pas travailler et profitent des prestations sociales, ils gagnent plus que moi, ils font du travail au noir et ils m’insultent, moi qui bosse ».

En l’écoutant, je me remémorai un souvenir récent, lorsque j’étais à l’ hôpital, où une jeune fille aide-soignante, elle aussi très déterminée, me voyant lire l’Humanité, me lança tout de go, « ici à l’hôpital, il y a plein de gens étrangers qui y viennent et ne payent rien et c’est eux qui mettent en déficit l’hôpital ».

En les entendant toutes les deux, je me suis dit qu’il y avait « anguille sous roche », certainement.

Que ces paroles n’étaient pas soudaines dans leur crâne.

j’en reviens à la postière.

Elle se définissait de droite et poursuivait alors sa harangue contre ces « fainéants » qui roulent en grosse bagnole et ne veulent pas travailler parce qu’ils gagnent plus à rien faire.

J’avais beau lui dire qu’elle ne pouvait pas considérer que les 5 millions de personnes en chômage étaient d’affreux fraudeurs, des paresseux, comme elle me l’a dit. A un moment donné, elle s’est réfugié dans une sorte de haine contre les étrangers car c’était ceux-là qu’elle visait et poursuivait de sa vindicte.

Alors, je lui ai dit : « mais madame, pourquoi vous êtes aussi vindicative contre des pauvres gens, pourquoi vous vous ne voyiez que ce coté fraude qui est marginal, alors que d’autres qui gagnent des millions d’euros vous ne m’en parlez pas ? .Savez-vous que dans ce monde 65 personnes gagnent autant que les 1 500 000 habitants les plus pauvres de la planète ? ».

« Pourquoi, vous ne vous hérissez pas contre ces vrais privilégies et fraudeurs qui se servent dans les caisses et roulent carrosse ? ».

A cet argument, elle se trouva décontenancée et me ramena à ses parents qui ont trimé toute leur vie dans l’agriculture comme exploitant pour une retraite de misère, dit-elle, en critiquant la solidarité. La réponse fusa : « mais madame, vos parents et arrières parents ont refusé de cotiser solidairement au moment de la création de la Sécurité sociale et est-ce que vous savez qu’aujourd’hui ce sont les cotisations sociales branche maladie qui viennent au secours de ce régime agricole des non-salariés qui a été intégré dans la Sécu ? ».

Elle me quitta alors et je sentais bien qu’elle restait avec dans sa tête que le responsable de sa « mal vie », c’était le chômeur, le pauvre faisant quelques travaux au noir qui gagnait un peu plus qu’elle, l’immigré qui est de trop, et sa vision s’arrêtait à cela.

Je revoyais aussi cette jeune femme (l’aide soignante) - cela aurait pu être un homme - me disant qu’il y avait trop d’étrangers qui venaient prendre le pain des français, mais cette jeune femme portait sur son badge un nom slave : le venin n’est pas seulement dans un nationalisme français à tout crin.

Alors je me dis que vraiment nous avons à faire de gros efforts pour expliquer que la réalité n’est pas de nous étriper entre travailleurs pour quelques deniers que nous laissent en pâture ceux qui tiennent le manche.

Et cela m’amène à dire que le capital a toujours besoin, quand il affronte de grandes crises, comme celle-ci, de dresser les travailleurs les uns contre les autres. Et le poison inoculé sert à cela quand ceux au bas de l’échelle sont à ce point affectés par la haine envers ceux qui sont dans la même situation.

L’histoire nous révèle qu’a chaque grande crise, le capital a besoin de la haine, de la mise en concurrence des salariés, de faire en sorte que les salariés ne puissent s’unir et le venin est alors celui transmis par la bête immonde comme on a pu le voir dans les années qui nous ont conduit au nazisme.

Oui, le bête immonde peut se cacher sur des atours aguichants, paraitre pateline et Marine, proche du peuple, mais elle sait aussi sortir son dard et piquer ceux et celles, qui, fragiles, ne voyant plus de quoi espérer, deviennent des marionnettes utiles pour développer les théories du racisme, de la xénophobie, de l’antisémitisme et de l’anticommunisme. Bref de l’anti-humain.

Hier soir, revenant de cette belle manifestation du Front de Gauche, dans le couloir du métro, un africain, me prenant à partie, j’avais mon badge PCF, me fit cette remarque : « alors vous avez fini de nous emmerder ».

Oui, il y a du boulot à faire pour retirer ce venin qui peut contaminer aussi ceux qui devraient en être pourtant immunisés par tant de stigmatisation raciale et colonialiste.

Bernard LAMIRAND

Voir les commentaires

Rédigé par aragon 43

Publié dans #Société

Repost0

Publié le 13 Avril 2014

CGT : DECLARATION LORS DE LA RENCONTRE AVEC VALLS

Déclaration de Thierry Lepaon à Manuel Valls

Vendredi, 11 Avril, 2014

Lors de la rencontre de la CGT avec le Premier ministreà Matignon, ce vendredi.

Rencontre de la CGT (1) avec le Premier Ministre Manuel Valls, ce vendredi 11 avril.

Déclaration de Thierry Lepaon

Monsieur le Premier Ministre,

La déclaration de politique générale que vous avez prononcée devant l’Assemblée nationale définit une nouvelle étape de réformes structurelles qui engagent l’avenir et menacent le pacte Républicain issu des grandes conquêtes sociales.
Je concentrerai mon propos sur trois points :

  • La dimension politique de vos annonces,
  • Une analyse des mesures que vous proposez et de leurs conséquences sur les salariés,
  • Enfin, les propositions que fait la CGT pour retrouver le chemin de la croissance et de l’emploi en misant sur le travail des salariés et l’objectif du progrès social.

Analyser le sens et la portée de vos annonces impose de porter appréciation sur la période ouverte par l’élection de François Hollande. L’élection de 2012 a été l’expression d’une forte volonté de changement.
Cette élection a fait naître l’espoir. Nous avions nous-mêmes l’espoir que notre voix serait entendue puisque le président de la République déclarait vouloir faire du dialogue social une méthode de gouvernement.

Dans la période, les risques de division et de clivage de notre société sont grands et porteurs d’exclusion, de racisme, de conflits, de déclassement social. La démocratie sociale et l’unité du monde syndical, par-delà les différences qui distinguent les organisations syndicales de notre pays, sont des leviers incontournables pour trouver des solutions à la crise. Cela passe avant tout par le respect des libertés syndicales et donc par une loi d’amnistie sociale.
Force est de constater, dans les faits, que ce n’est pas la voie qu’ont choisie le président de la République et le gouvernement dans la première partie de ce quinquennat.

Premièrement, sur le fond : le président de la République a choisi la poursuite d’une politique libérale qui dégrade la situation des salariés et réduit leurs droits sociaux. Il a choisi de passer des accords avec le patronat pour orienter les lois. Je citerai la réforme des retraites, la non revalorisation du SMIC et du point d’indice des fonctionnaires, la réduction des droits des représentants des salariés pour lutter contre les plans de licenciement ou la réforme de l’inspection du travail. Le risque pour la démocratie sociale, de suppression des élections prud’homales est un volet particulièrement inquiétant des projets gouvernementaux. Les aides publiques en faveur des entreprises sous la forme d’exonérations sociales et fiscales sont inefficaces pour créer de l’emploi. Les montants colossaux concernés aggravent notre déficit public sans relancer la croissance qui permettrait de les compenser.

Deuxièmement, sur la méthode : le gouvernement a choisi d’instrumentaliser l’expression de la représentativité syndicale en s’appuyant sur une partie du syndicalisme et en excluant l’autre délibérément. L’ensemble des propositions portées par la CGT dans les négociations a été volontairement ignoré.

Encourager la division syndicale plutôt que s’appuyer sur ce qui peut rassembler le monde du travail est d’une grande irresponsabilité. L’exercice vient de montrer ses limites avec le pacte de responsabilité, sorti du chapeau par le président de la République et dont les contours inquiètent au final toutes les organisations syndicales.
Les français et singulièrement la jeunesse attendaient des améliorations dans leur travail et dans leur vie. L’aggravation de la situation sociale conduit aujourd’hui une grande partie d’entre eux à ne rien attendre de la politique. Une autre partie a envoyé un signal de détresse en votant pour l’extrême droite lors des dernières élections municipales.
C’est une sanction sévère des choix politiques faits pendant la première partie du quinquennat et accentués par le président de la République lors de ses vœux.
Cette sanction, vous ne l’entendez pas.

Pour sortir de la crise, vous pariez sur un retour à la croissance pour en finir avec le chômage de masse, et vous rendez le niveau de rémunération du travail en France, responsable de la situation économique de notre pays.

C’est une contradiction économique fondamentale qui s’exprime dans la mise en œuvre exclusive d’une politique de l’offre. En Europe, associée à une politique de bas salaires, elle vient pourtant de montrer concrètement ses effets négatifs.

C’est un échec assez simple à analyser : si tout le monde augmente l’offre en Europe sans créer les débouchés, qui va acheter ?
Vous misez sur la croissance pour enrayer le chômage, mais toutes les mesures que vous prenez ne permettent pas de la relancer. Je n’en commenterai que trois :

1. La baisse de ce que vous appelez le « coût du travail » comme priorité
Dire que c’est le coût du travail qui handicape le développement des entreprises est faux.
En premier lieu, parce que ce n’est pas le problème des grandes entreprises qui maintiennent un très haut niveau de distribution de dividendes.
En second lieu, parce que ce qui pose réellement problème aux entreprises les plus créatrices d’emplois, les PME et les TPE, c’est l’accès au financement et aux marchés et le poids des rapports entre donneurs d’ordre et sous-traitants. C’est cela qu’il faut régler en priorité.
Baisser la rémunération du travail, c’est déqualifier le travail et c’est assécher la demande. C’est contraindre les salariés aux bas salaires, à la précarité, au mal vivre, et à la pauvreté. C’est priver l’entreprise du levier essentiel de son développement : la qualification et l’engagement des salariés.
Vous faites vous-mêmes le constat qu’il est nécessaire d’augmenter le pouvoir d’achat des salariés les plus modestes. Mais votre réponse est mauvaise.
Augmenter le salaire net sans augmenter le salaire brut,

  • C’est contracter la protection sociale : son financement et son niveau de prestations.
  • C’est continuer d’ouvrir la brèche vers un financement de la protection sociale par l’impôt.
  • C’est revenir sur notre pacte social et les principes mêmes de la sécurité sociale. C’est renoncer à financer notre protection sociale par le travail et à son caractère universel.

Nous affirmons que les richesses créées par le travail permettent de financer le hors travail. Nous demandons qu’un débat s’ouvre sur la question de la répartition des richesses créées par le travail en France aujourd’hui.
Il y a urgence à revaloriser le SMIC et le point d’indice des fonctionnaires.

2. La question des aides publiques aux entreprises
Vous annoncez de nouvelles mesures d’exonérations sociales et de baisses fiscales pour les entreprises. Le montant total n’est d’ailleurs pas chiffré. Il dépassera les 30 milliards d’euros qui vont s’ajouter aux 200 milliards déjà consentis chaque année, sans que l’on puisse ni en faire le bilan par entreprise, ni en mesurer l’efficacité sociale et économique. Une entreprise comme Arcelor Mittal qui a bénéficié d’aides publiques se permet même aujourd’hui de délocaliser son siège social au Luxembourg pour ne pas payer d’impôts en France.
Il faut abandonner cette politique de droit et revenir à une politique d’aide conditionnée à des critères transparents, mesurables et contrôlables, notamment par les représentants des salariés.

3. Le plan d’économies
Comment comptez-vous faire 19 milliards d’économies sur le budget de l’état alors qu’il faut dans le même temps redonner au service public les moyens de son développement : dans l’éducation, à l’hôpital, dans la justice, la culture, la police … ?
Comment comptez-vous faire 10 milliards d’économies dans la protection sociale sans dégrader le niveau et la couverture des prestations ?
Comment comptez-vous faire 10 milliards d’économie sur les collectivités locales en engageant dans le même temps une réforme structurelle de grande ampleur de notre organisation territoriale, alors que l’on sait que ces réformes sont coûteuses ?
Quel est l’objectif recherché dans la fusion des régions ou la suppression des départements quand le problème de fond à traiter est celui d’un développement solidaire de nos territoires ?
Comment allez-vous articuler le rythme des dépenses supplémentaires sur lesquelles vous vous engagez précisément avec le rythme des ressources à dégager pour les financer qui ne sont que des hypothèses de travail ?
Comment allez-vous assurer la quadrature du cercle entre financer les nouveaux cadeaux aux entreprises, répondre au programme de stabilité imposé par Bruxelles, maintenir notre cohésion sociale et répondre aux aspirations du monde du travail ?
Vous l’avez compris, Monsieur le Premier Ministre, nous considérons que le gouvernement se trompe en accentuant les orientations politiques qui ont montré leur inefficacité économique et sociale et qui sont rejetées par les salariés.
L’insatisfaction du monde du travail et de la jeunesse est grande et il faut que vous y répondiez.
Pour la CGT les priorités sont l’investissement industriel, les services publics, la protection sociale, l’emploi et les salaires.

La CGT propose de prendre quatre initiatives :

  • Poursuivre le travail engagé par Jean Marc Ayrault dans l’objectif d’une remise à plat de la fiscalité afin de déterminer quelle est la contribution des uns et des autres à notre vivre ensemble et construire une fiscalité plus juste.
  • Faire un bilan complet des aides publiques accordées aux entreprises à chaque niveau territorial, et construire une politique d’aide soumise à des critères et à des engagements contractuels de la part des entreprises. Donner aux représentants des salariés les moyens de connaître l’origine des aides et contrôler leur utilisation.
  • Faire l’analyse de l’ensemble des leviers à disposition de l’entreprise pour assurer le développement de l’emploi dans son environnement territorial. Pour cela, deux conditions sont nécessaires : s’appuyer sur l’expression des salariés sur leur travail, donner des droits d’intervention aux représentants des salariés dans la stratégie de l’entreprise, en faisant de la démocratie sociale un objectif.
  • S’engager dans un plan de relance industriel en France, en s’appuyant sur les filières existantes, en développant la recherche et la qualification des salariés. Relancer les investissements industriels nécessite de retrouver une vision de long terme qui fait défaut aujourd’hui, tant au niveau des entreprises, que de l’action publique et du système de crédit bancaire.

Le syndicalisme européen, soutenu par des millions de salariés, revendique un plan de relance industriel sur 10 ans consacrant 2% du PIB aux investissements et permettant de créer 11 millions d’emplois de qualité à l’échelle de l’Europe. Comment le gouvernement français s’inscrit-il dans ce plan ? Quelles initiatives comptez- vous prendre pour soutenir ces propositions au niveau européen ?

Monsieur le Premier Ministre, nous mesurons la gravité de la situation. Celle-ci exige courage et responsabilité, respect des engagements pris devant les françaises et les français lors des élections présidentielles et législatives. Nous souhaitons vivement que les débats qui vont être nécessaires prennent en compte notre volonté de sortir notre pays de la crise, qui s’y trouve depuis trop longtemps. Il en va de votre responsabilité.

(1) La délégation de la CGT était composée de T. LEPAON – ML. BERTRAND - A. LEBOT – M. OUSSED

Voir les commentaires

Rédigé par aragon 43

Publié dans #syndicalisme

Repost0

Publié le 12 Avril 2014

EDF : DE QUEL DROIT LE CONSEIL D'ETAT NOUS OBLIGE A PAYER 40 EUROS ET PLUS

Le Conseil d’état vient de retoquer la décision gouvernementale du prix de l’Électricité de l’entreprise nationale EDF suite à une réclamation des entreprises privées concurrentes.

Ce conseil d’état exigeant du gouvernement qu’un nouvel arrêté rectifie les factures de 28 millions d’abonnés payées et réglées par les usagers.

Cela entrainera un rajout sur les prochaines factures EDF de près de 40 euros en moyenne.

Je m’interroge sur le fond et sur la forme de ce rajout.

Sur le fond : voilà les résultats de la mise en place d’entreprises privées dans la vente d’électricité, que d’ailleurs ils ne produisent pas, puisque qu’ils achètent leur courant à EDF et l’on peut discerner que le Conseil d’Etat veille à la réalisation du profit maximum de ces entreprises parasites qui font doublons avec EDF et ne servent qu’à prélever des profits énormes pour des actionnaires qui accumulent les milliards.

Cela, le conseil d’Etat n’en a cure.

Toujours sur le fond : puisque depuis quelques jours rebondit l’idée dominante autour « du mille-feuilles territorial et aussi de doublons dans des activités utiles au peuple: voilà un exemple précis d’un vrai « mille-feuilles » celui de ces entreprises à fric, qui nous coutent chers puisqu’elles contribuent à faire augmenter les tarifs d’électricité et de chauffage, n’y a-t-il pas à revenir à une seule entreprise pour faire des économies et ne pas payer des entreprises à frics comme sont ces entreprises qui veulent prendre la place d’EDF.

Voilà ce que serait une bonne décision du Conseil d’état.

Sur la forme : Ségolène Royale ramène sa fraise mais déjà d’autres rectifications avaient eu lieu auparavant et le gouvernement socialiste avait prévu de revoir le système basé sur le prix des énergies pétrolifères et gazières : cela n’a pas été fait et le gouvernement a laissé courir puisqu’il est à fond pour la politique libérale, ce dont vient encore de confirmer Valls.

Toujours sur le forme : Je m’étonne et cela mérite une introspection juridique et je m’explique : peut-on de manière rétroactive remettre en cause un acte de commerce consommé et réglé par le client par un achat.

Par exemple, un client achète un ordinateur pour 600 euros, il en assure le règlement en payant la facture de son fournisseur. Ce fournisseur, quelques temps plus tard, considère que des circonstances externes qu’il n’avait pas apprécié à sa juste mesure font que le prix de revient est plus élevé et alors il demande à son client de régler le débours supplémentaire.

Il me semble que l’acte de commerce ayant été assuré de l’achat jusqu’à la vente, le fournisseur n’a plus aucun recours car l’acte est considéré comme exécuté en droit et donc toute modification éteinte par le règlement.

S’il en est ainsi, je ne vois pas pourquoi il en serai autrement pour ce qui concerne la facture EDF que les usagers ont réglé en fonction d’un acte de commerce entre le fournisseur EDF et le client (mot que je déteste mais que j’emploie ici sciemment). Le règlement par nos soins de la facture EDF devrait éteindre tout recours car l’acte a été payé au prix fixé par EDF et cet acte a été consommé et cela même s’il s’agit d’une décision réglementaire contesté par le Conseil d’état car là il ne s’agit ni de taxes ni d’impôts mais d’une consommation.

J’aimerai avoir à ce sujet l’avis de juristes.

Bernard LAMIRAND

Voir les commentaires

Rédigé par aragon 43

Publié dans #politique

Repost0