Publié le 18 Décembre 2013

LAICITE UNE CONFERENCE REMARQUABLE D'ANICET LE PORS

Un article de fonds sur la laïcité d'Anicet le Pors que je vous invite à lire. cliquez sur le ligne en rouge.....

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Bernard Lamirand

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Publié le 18 Décembre 2013

MARTIN LE RECONVERTI EUROPEEN

Comme je l’avais mentionné à plusieurs reprises, le sieur Martin de Florange préparait à la cloche de bois sa mutation de la sidérurgie vers de plus hautes destinées que la hauteur du gueulard des hauts-fourneaux de son usine et donc il vient de se trouver une bonne place au chaud au parlement Européen comme député.

Cela le changera du chaud du plancher de coulée.

Il ne coulera plus de discours vengeurs mais il trouvera dans cette enceinte les circonvolutions libérales qui ne sont pas celles de la fonte liquide mais de discours convenus entre gens de bonnes compagnies qui tiennent le pouvoir pour les Mittal et compagnie et qui trônent à Bruxelles et à Strasbourg.

Les élections ont lieu en juin prochain, mais on peu dire qu’il ne risque rien, il est le premier de la liste PS et il a d’ailleurs exigé d’avoir cette première place de la liste du parti socialiste.

L’affaire a été réglé au sommet par Hollande, celui que Martin méprisait au point de le traiter de traitre à la classe ouvrière il y a peu de temps.

Le parcours de Martin est celui de tous les opportunistes, qui, un jour, quittent leur gite sur lequel ils se sont imposés pour avoir un piédestal plus magistral et une carrière plus imposante que celle du brave haut-fourniste reconverti ou pointant à l’agence emploi.

Cela est souvent consubstantiel à la droite où le plan de carrière est préparé dès la naissance mais il existe parfois à gauche et le sieur Martin vient de rejoindre d’autres bénéficiaires.

Il a trouvé sa raison d’être député européen en disant qu’il porterait le combat pour une autre Europe. Cela fait bien mais la CFDT lorraine a toujours défendu les plans de restructuration de la Sidérurgie française et européenne qui ont permis à ce que cette industrie soit sacrifiée sous l’autel des profits, et les lorrains comme les nordistes n’ont pas la mémoire courte de ces signatures en catimini de plans de casse qui ont amené à la disparition de Denain, de Longwy et d’autres bassins de la sidérurgie et des mines de fer.

Certains s’étonnent, ce matin, de cette traitrise comme ils disent de la part de Martin, elle n’est que le bout de la chaine quand on cède et qu’on lâche ses camarades de luttes.

C’est dommage de devoir parler ainsi de militants ouvriers, mais quand la duplicité remplace l’intégrité morale, le devoir est de le dire car il y a une masse de militants et de dirigeants syndicaux de toutes organisations syndicales confondues qui n’ont jamais troqués leur idéal de syndicaliste pour un siège dans les conditions plus que douteuses sur le plan de la déontologie syndicale.

Oui, tous ceux qui ont lutté pour le maintien des hauts fourneaux de Florange doivent avoir ce matin la gueule de bois en entendant celui qui se référençait comme leur meilleur défenseur ait accepté la proposition de celui qu’il qualifiait de traitre.

Dans cette affaire, la CFDT se place comme une organisation syndicale d’accompagnement du système car qui peut croire que cela ne s’est pas fait en sous-main avec le pouvoir actuel.

Après la signature de l’accord national sur la flexibilité, son acceptation de la contre réforme des retraites, les places réservées dans l’appareil d’état à certains de ses dirigeants, l’interrogation plane chez de nombreux militants syndicaux sur la conception du syndicalisme quand celui-ci devient celui d’une courroie de transmission et il serait facile aujourd’hui de retourner « le compliment » que certains faisaient à la CGT quand ils affirmaient qu’elle était la courroie de transmission du PCF .

Cette interrogation est justifiée, il ne dépend de la CFDT de la démentir par des actes autres que ceux dont actuellement elle laisse libre cours se développer par son attitude de compromis avec le capital.

Syndicalisme indépendant et de lutte, c’est la seule et unique alternative pour le devenir du mouvement syndical français.

Cela pose évidemment la question incontournable pour tout syndicaliste qui se respecte, celui de l’unité d’action, une unité indispensable du monde du travail face aux coups de boutoirs du MEDEF en ce moment et d’un gouvernement qui lui cède.

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 17 Décembre 2013

CGT ET LES TRAVAILLEURS DETACHES

Travailleurs détachés

Après le pas en avant, le pas en arrière ?

mardi 17 décembre 2013

Au-delà du compromis trouvé le 9 décembre 2013 entre les ministres du Travail des différents pays de l’Union Européenne sur la question des travailleur-e-s détachée-e-s, reste la question importante de la différence de cotisations sociales payées par l’employeur selon que son salarié a un contrat signé en France ou hors de France, dans un pays où les garanties sociales sont plus faibles qu’ici. Cette question ne dépend pas de la directive détachement.

Un accord de sécurité sociale entre la France et la Chine est en train d’être négocié ; la question principale de cette séance de négociation portera sur la durée de l’exemption aux contributions d’assurance chômage et vieillesse qui sera fixée dans le cadre du détachement. Il est proposé une durée de cinq ans.

Suite à cette convention, les entreprises ayant un salarié sous contrat de travail chinois, travaillant en France paieront uniquement les cotisations en Chine, d’où un coût du travail nettement moins élevé.

Nous sommes opposés au principe de l’exonération patronale contenu dans cette convention. En effet, on ne peut pas organiser la distorsion de concurrence entre salariés, détachés ou non.

Autant nous comprenons qu’il ne doit pas y avoir double cotisation, autant nous refusons que l’employeur tire avantage de ce que le contrat de travail ait été signé dans un autre pays.

Il est indispensable que l’employeur paye aux caisses sociales un volume financier équivalent ou se rapprochant du volume de cotisation qu’il aurait payé s’il avait été assujetti à la cotisation française.

La CGT va adresser dans la toute prochaine période aux ministères concernés une proposition visant à en finir avec cette « distorsion de concurrence » organisée.

Montreuil, le 17 décembre 2013

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 16 Décembre 2013

  SMIC :  UN TRISTE "SAPIN"....

Pour les actionnaires le veau d'or et pour les salariés des queux de cerises...

SMIC : DEUX POIDS DEUX MESURES

Ainsi Sapin, au nom du gouvernement socialiste et du Président de la République vient d’annoncer que les bas salaires n’auront rien de plus que la revalorisation du SMIC prévue par la loi et donc en fonction des prix.

Le SMIC horaire brut passerait ainsi de 9,43 à 9,53 euros. En mensuel, pour les salariés aux 35 heures, il atteindrait 1.445,38 euros - au lieu de 1.430,22 actuellement soit une augmentation de 1,1 %.

En net, pour ceux qui travaillent à plein temps, cette hausse devrait représenter environ 12 euros par mois, avec un salaire mensuel net autour de 1.113 euros.

Pour les salariés payés au SMIC, cette somme est maximale, elle correspond à des emplois à temps plein, à contrat à durée indéterminé. Ce n’est donc pas le cas pour tous du fait que nombre d’entre eux et elles sont employés à contrat à durée déterminé et souvent quelques heures par jours, par semaine, par mois.

On les appelle les contrats précaires.

Ce gouvernement, par contre, n’a pas hésité à créer toutes les conditions pour que les actionnaires empochent en 2013 des dividendes de plus en plus élevés par le biais des exonérations de cotisations sociales, par des subventions aux entreprises du CAC 40 (Les grands groupes ) qui se voient en ce moment verser des sommes rondelettes provenant des cadeaux des socialistes sans aucune contrepartie de créations d’emplois.

Derrière ce déni du travail salarié que pratique le gouvernement, il y a les raisons du capital, son exigence de ne pas voir augmenter ce qu’il appelle le coût du travail et de jouer plutôt la baisse des salaires comme le demande l’Europe pour l’ensemble du monde salarié.

Ici, il s’attaque au plus pauvres, il se soumet au patronat français qui hurle contre toutes revalorisations de salaires, de qualifications, de cotisation sociales.

Cette décision va aussi avec l’obéissance à Angéla Merkel et au parti social démocrate allemand qui ont décidé de mettre en place un SMIC allemand, futur SMIC européen, qui serait l’antithèse du SMIC Français déjà trop bas pour les travailleurs et qui deviendrai donc tôt ou tard une sorte de plancher de minimas entre les entreprises européennes nettement en dessous de 500 euros tels que sont actuellement les salaires les plus bas en Allemagne et dans d’autres pays européens .

Le but étant de rejoindre les bas salaires des pays de l’est pour faciliter plus encore les hautes rémunérations des actionnaires qui réclament, comme des jeunes moineaux, la gueule ouverte, les plus belles becquées.

Plusieurs millions de jeunes travailleurs qui n’arrivent même pas à trouver un emploi à temps plein devront donc se contenter de la misérable revalorisation de Sapin.

Ce triste présent que vient de nous faire Sapin ressemble un sapin de noël défraichi qui a déjà perdu la plupart de ses aiguilles avant d’être exposé.

Les guirlandes seront en cette fin d’année pour le patronat, pour les groupes du CAC 40 qui pourront continuer à faire suer le « burnous » pour pas grand-chose ainsi que pour les profiteurs des cuisines, des petits boulots, de ces bérets rouges camionneurs et autres qui pourront payer leur mains d’œuvre comme on dit à coups de fronde.

Triste SAPIN, triste pinède socialiste .

Mettons y alors les branches de houx pour qu’ils se piquent le cul et que ces branches soient celles des luttes pour les salaires et les retraites durant toute l’année qui vient.

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 15 Décembre 2013

CONGRES PGE A MADRID SUCCES ET REELECTION DE PIERRE LAURENT COMME PRESIDENT DU PGE

Congrès du PGE : une force et un espoir pour la gauche européenne et pour une Europe solidaire

Pleine réussite à Madrid, pour un congrès qui fera date dans l'histoire du Parti de la gauche européenne (PGE), de la gauche européenne et pour une Europe solidaire.

Le 4e Congrès du Parti de la gauche européenne (PGE) vient de s'achever à Madrid. Les 300 délégués venus de toute l'Europe, de pays membres ou non de l'Union européenne, ont décidé de faire du PGE dans les années qui viennent un acteur majeur du combat politique en Europe contre les politiques d'austérité, les régressions démocratiques et pour construire un front social et politique européen offrant aux forces sociales, politiques, de la culture, de la création et citoyennes du continent une alternative de gauche en Europe.

Un front qui permettra d'ouvrir les chemins du rassemblement et de l'espoir des peuples européens pour refonder une construction régionale de nations et de peuples souverains, libres et associés au plan régional pour le progrès social, démocratique, économique, écologique, la paix et fondée sur les principes des respects des souverainetés et de la richesse culturelle, politique et sociale.

Le PCF s'engage dans la réussite des trois grandes initiatives décidées par le PGE : 1- la grande campagne de sensibilisation et d’action pour mettre en échec le projet de Grand marché transatlantique (TAFTA) ; 2- en mars prochain à Bruxelles un sommet sur la dette ; 3- la tenue chaque année du « forum européen des alternatives », un nouvel espace politique ouvert à toutes les forces politiques, sociales et syndicales qui veulent travailler avec nous et dont la première édition pourrait se tenir à l’automne 2014

Le Parti communiste français salue la réélection de Pierre Laurent à la tête de la présidence collégiale du Parti de la gauche européenne (PGE) composée d'Alexis Tsipras (Syriza, Grèce), Marisa Mattias (Bloco, Portugal), Maïte Mola (PCE-IU, Espagne) et de Margarita Mileva (Bulgarian Left, Bulgarie), et du trésorier Diether Dehm (die Linke, Allemagne) dont le travail engagé en 2010 a permis, en 3 ans, de renforcer l'unité et l'action du PGE.

Le Parti communiste français se félicite du choix de présenter la candidature d'Alexis Tsipras, président de Syriza, député grec et vice-président du PGE, à l'élection de la présidence de la Commission européenne. « Alexis Tsipras portera la voix de la résistance et de l'espoir » de la gauche dans la dynamique des échéances électorales européennes du printemps 2014.

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Publié le 15 Décembre 2013

ONFRAY LE SALOPARD

Dimanche 15 décembre 2013

Une lettre magnifique à lire et à faire lire

Lettre ouverte pour Ardisson, Société de production de l’émission (salut les terriens) du 2 mars dernier où était invité Onfray.

Bagneux le 25 mars 2013

Monsieur,

C’est avec retard que nous avons pris connaissance de votre émission, dans laquelle vous permettez au sieur Onfray, de vomir son anticommunisme, mettant en cause les FTP-MOI (Franc-Tireur et Partisans de la Main d’Œuvre Immigrée) et en offensant les communistes que nous sommes.

Cet individu, affirme que les communistes français (dont les FTP-MOI étaient un des bras armé) ne sont entrés en Résistance qu’après l’attaque allemande contre l’Union Soviétique et que pendant deux ans ils ont collaboré avec les nazis et qu’ils étaient anti-juifs. Et cette crapule ose ajouter : « Nous leur accorderons tout de même le bénéfice du doute sur les horreurs de la Shoah. En avaient-ils connaissance ? Les idolâtres les plus fanatisés vous diront que non …. ». Oser prétendre, comme il l’a dit, que peu ou prou nous aurions participé à la Shoah, relève de la diffamation.

Il est intolérable que vous rendiez ces vilénies publiques et cela ne vous honore pas de permettre à cet histrion de se donner en spectacle dans votre émission.

Pendant la guerre, même les collaborateurs les plus pourris n’ont jamais accusé les communistes et les FTP-MOI d’être anti-juifs, bien au contraire, ils nous désignaient sous l’appellation de judéo-communistes. D’après Onfray, ceux qui nieraient ses fausses révélations ne seraient que « des idolâtres les plus fanatisés ».

En ce qui nous concerne, nous anciens FTP-MOI faisons partie de « ces fanatisés là » qu’il ait donc le courage de venir raconter ces saloperies dans une de nos réunions et il pourra constater à loisir que des vieillards fanatisés de 90 ans seront encore capables de lui faire avaler ces insanités.

Il convient de rappeler, que les combattants FTP-MOI des bataillons Carmagnole-Liberté (unité que des historiens désignent aujourd’hui comme « Le fer de lance de la Résistance armée française») ont été créés à l’initiative du Parti Communiste. Les premiers engagés dans ces unités étaient des anciens des Brigades Internationales en Espagne et la majorité des dirigeants de la M.O.I. ainsi qu’une partie de ses combattants étaient d’origine juive, comme le prouve le nom des fusillés de l’Affiche Rouge.

Dans les cinq premiers créateurs de Carmagnole, il y avait, trois anciens des Brigades Internationales, mais tous les cinq étaient d’origine juive.

Nous accuser de porter une part de responsabilité dans la Shoah, c’est nous accuser d’avoir participé à la déportation de nos propres familles, car à la libération combien d’entre nous se sont retrouvés tout seuls, leurs familles ayant totalement disparu dans les fours crématoires d’Auschwitz Ces affirmations sont innommables et tous les mots orduriers figurant sur les dictionnaires sont encore faibles pour dire ce que nous pensons de votre hôte parasite.

Afin que vous sachiez, afin que vous connaissiez les falsifications historiques et les vilénies que vous avez permis de rendre publiques à l’odieux Onfray, nous allons vous démontrer par des preuves incontestables, que les communistes sont entrés les premiers en Résistance contre les nazis.

Oui ! Nous disons bien les premiers ! Et ci-dessous nous allons vous le démontrer. Voici quelques unes des prises de position et d’opérations militaires effectuées bien avant l’attaque contre l’Union Soviétique.

Commençons par le début.

Dès 1936 beaucoup de communistes Français à l’appel de leur Parti, s’engagèrent comme volontaires dans les Brigades Internationales afin de porter secours au peuple espagnol agressé par le général Franco, qui s’était insurgé contre son propre gouvernement. Ce général renégat, était aidé dans ses combats contre la République espagnole, par les nazis et les fascistes italiens venus lui prêter main forte.

Bien des années après, le gouvernement français reconnaissait que ceux qui s’étaient engagés et battus dans les Brigades Internationales, n’avaient pas seulement combattu pour défendre la République espagnole, mais qu’ils avaient également été les premiers à prendre les armes pour la défense de la liberté de notre pays. En reconnaissance des services rendus à leur Patrie, le gouvernement Français leur a attribué la Carte de Combattant.

Le 6 Juin 1940 : Le Parti Communiste Français, charge le philosophe Georges Politzer (qui sera fusillé par les nazis) de remettre au ministre Anatole de Monzie un texte en cinq points rédigé par Benoît Frachon. Le dernier point est ainsi libellé : « Il faut armer le peuple et faire de Paris une citadelle inexpugnable ». Il s’agit en fait du premier appel à la Résistance ouverte alors que la France n’a pas encore été envahie. On retrouve l’esprit et parfois la lettre de ce texte dans les tracts clandestins qui seront plus tard diffusés par les militants communistes. (Il en existe des exemplaires au Musée de la Résistance Nationale à Champigny).

Le 16 juin 1940 Les communistes brestois constituent leur premier dépôt d’armes au Bouguen, provenant d’armes abandonnées par l’armée anglaise. Le 17 juin 1940 : Charles Tillon, Responsable National du PCF et futur commandant en chef de tous les Francs-Tireurs et Partisans (FTP) était chargé par la direction du PCF, de réorganiser le Parti Communiste dans le Sud-ouest après les nombreuses arrestations, opérées dans les rangs de PCF. Il lance, un véritable appel à la résistance contre le fascisme hitlérien. Voici quelques phrases de cet appel : « Mais le peuple français ne veut pas d’esclavage, de la misère et du fascisme …. Nous sommes pour un gouvernement, rétablissant la légalité du Parti Communiste, luttant contre le fascisme hitlérien. Nous sommes le nombre nous seront la force. Peuple des usines, des champs, des magasins et des bureaux, commerçants, artisans et intellectuels, soldats, marins et aviateurs encore sous les armes, unissez vous dans l’action ».

Il s’agit bien là du premier véritable appel à la résistance contre le fascisme hitlérien lancé après l’occupation de notre pays. Il est utile d’ajouter que des milliers de tracts reproduisant cet appel, furent distribués dans les rues de Bordeaux par des militants communistes.

En Juillet 1940 : A Nantes une famille d’instituteurs communistes nommée Leroy, à saboté une centrale électrique et participé à une distribution de tracts appelant à la Résistance. Le 10 juillet 1940 : L’appel de Maurice Thorez et de Jacques Duclos qui déclare : « Un peuple comme le notre ne sera jamais un peuple d’esclaves ».

En août 1940 : « Dans le Nord, les communistes, Eusebio Ferrari, les frères Martel, les frères Camphin, Debarge et quelques autres incendient plusieurs véhicules de l’armée d’occupation et font sauter un train allemand ». Le 29 septembre 1940 Le commissaire central du département, adresse un rapport au préfet de l’Aube : « Activité du Parti communiste, j’ai l’honneur de vous signaler que le Parti Communiste aurait organisé le ramassage sur tout le territoire des armes abandonnées par l’armée française pour en constituer des dépôts clandestins ».

Le 5 octobre 1940 Un rapport de Vichy fait état : «Que le communisme est devenu le symbole de l’indépendance nationale » par contraste avec la résignation générale. Octobre 1940 Le SS Sturmbahfuhrer Karl Bomelburg, chef de la Gestapo à Paris, signale à ses supérieurs le danger important auquel l’occupant est confronté : « Quoiqu’interdit le Parti Communiste est le seul des anciens Partis qui déploie encore une forte activité ».

Le 30 octobre 1940 : L’O.S. (l’Organisation Spéciale du Parti communiste) qui combattait déjà depuis quelques temps contre les occupants, a été officiellement homologuée « Unité Combattante le 30 octobre 1940 » par le ministère des Armées Françaises. Ces groupes spéciaux, constitués par le PCF en 1939, pour la protection des militants communistes recherchés par la police de Vichy, étaient des hommes aguerris, beaucoup avaient servi dans les Brigades Internationales en Espagne. Parmi les premiers animateurs de l’O.S. se distingueront des hommes qui paieront de leur vie la gloire des premières opérations militaires contre l’occupant.

La liste des survivants artisans de l’O.S. est moins longue que celle des morts. Tous fusillés en 1941 et 1942. Novembre 1940 : « Julien Hapiot, dirigeant communiste dans le Nord et Georges Capel incendient un parc automobile Allemand ». Le 4 décembre 1940 : « Roger Landini, dirigeant des jeunesses communistes dans le Var, avec ses camarades a fait dérailler en gare de triage de Fréjus-Plage, un train chargé de produits alimentaires destinés à Allemagne ». Le même mois : Eusebio Ferrari et Félicien Joly font sauter un train allemand et dynamitent la génératrice et la station de Bénory-Cumichy Le 11 décembre 1940 Au sud-est de Dijon, les groupes de l’O.S. dirigés par Jean Mahon, Chalon et Grillot, font dérailler un train de marchandise, partant pour l’Allemagne. Le 10 mars 1941, un groupe de l’O.S. abat trois soldats allemands au port de commerce de Brest. Le 30 avril 1941 un sous officier allemand est abattu à Lambersart dans le Nord par le groupe de l’O.S. d’Eusebio Ferrari. Le premier mai 1941 les groupes de l’O.S. sont dissouts et remplacé ce même jour par les FTPF et les FTP-MOI, qui eux ont officiellement été homologués « Unité Combattante » à partir de ce premier mai 1941, par le ministère des armées. Début mai 1941 A nouveau le groupe d’Eusebio Ferrari abat des soldats hitlériens à Lambersart. Toujours en mai 1941 les FTP détruisent un parc à voitures allemand à Saint-Die dans les Vosges. Fin mai début juin 1941 Déclenchement de la grande drève des mineurs. Grève organisée par les communistes : Auguste Lecœur, Michel Brûlé, Julien Hapiot, Charles Debarge. Dans le Pas-de-Calais cette grève rassemble 100 000 mineurs et prive les nazis d’une importante quantité de charbon. Le 26 mai 1941 Dans un numéro illégal de L’HUMANITE on peut lire : « Abat l’antisémitisme ! ». Et ce ne sont là que quelques unes des multiples actions menées par les communistes.

Ces quelques exemples démontrent que les communistes, contrairement à ce qu’affirme Onfray n’ont pas attendu l’attaque contre l’Union Soviétique pour prendre les armes contre les nazis et les fascistes. Au sujet de la scandaleuse calomnie à l’encontre de Guy Môquet, voici quelques documents prouvant le contraire de ce qu’à écrit Onfray : Le 30 mars 1939, sous le titre : « La dernière chance de la paix », Maurice Thorez, Secrétaire général du Parti Communiste Français écrit dans « l’Humanité » : « Le fascisme c’est la guerre. La marche des évènements depuis quelques années confirme absolument cette vérité première …. Que faire devant la menace ? Sinon unir, sinon unir tous les peuples de bonne volonté et en premier lieu la France, l’Angleterre, l’Union soviétique et par delà l’océan les Etats-Unis d’Amérique ? ».

Ces phrases furent déterminantes dans l’attitude à avoir pour tous les communistes, Il fallait s’unir et combattre le fascisme. Guy Môquet. Son père député communiste fut arrêté en octobre 1939. Cette arrestation est un évènement marquant qui renforce l’ardeur militante de Guy. Avec l’occupation de Paris et l’instauration du gouvernement de Vichy, Guy déploie une grande activité pour coller des « papillons » et distribuer des tracts qui reflètent la ligne politique de son Parti. La ligne étant celle qu’avait définie par Maurice Thorez et Jacques Duclos, il fallait se battre contre le nazisme et le fascisme et ses vils serviteurs du gouvernement de Vichy

Les diffamations du répugnant Onfray prouvent que Guy Môquet et ses camarades ne pouvaient qu’avoir appliquer les directives de la direction de leur Parti et prétendre autre chose comme il le fait, relève de la salissure volontaire d’une des figures les plus emblématiques de la résistance française.

Notre lettre aura eu entre autre comme tâche de vous démontrer qu’Onfray n’est qu’un vulgaire falsificateur et que par ses calomnies il porte atteinte à tout le monde de la Résistance. Vous devriez à l’avenir choisir un peu mieux les personnes que vous présentez car nous sommes contraints de penser que vous partagez leurs avis en les présentant avec tant d’égards. Conclusion : Onfray n’est qu’un salopard*. Cela n’est pas une insulte mais une constatation. *Salopard, la définition de ce mot donnée par le dictionnaire Larousse est la suivante : « Salopard – Individu sans scrupule qui agit envers autrui d’une façon ignoble ».

Léon Landini

Président de l’Amicale des Anciens FTP-MOI des Bataillons Carmagnole-Liberté Officier de la Légion d’Honneur – Médaille de la Résistance – Grand Mutilé de Guerre (suite aux tortures endurées pendant son internement) membre du Comité d’Honneur du Musée de la Résistance Nationale de Champigny. Ces communistes. (Il en existe des exemplaires au Musée de la Résistance Nationale à Champigny).

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 15 Décembre 2013

PIERRE LAURENT INTERWIEW LIBERATION SUR L'EUROPE

INTERVIEW

Au congrès du Parti de la gauche européenne, le patron du PCF explique pourquoi le Grec a été choisi comme candidat à la présidence de la Commission.

Le Parti de la gauche européenne (PGE) organise ce week-end son quatrième congrès à Madrid. En ligne de mire: les élections au Parlement de Strasbourg du 27 mai prochain. Patron du Parti communiste français (PCF) et président du PGE, Pierre Laurent explique ce que cette gauche veut mettre en débat et pourquoi ils décident de présenter le grec Alexis Tsipras comme candidat à la présidence de la Commission européenne.

Nous appelons à repenser la conception de l’Union européenne, inventer un nouveau type d’union, plus souple, qui soit respectueux des peuples. L’UE est aujourd’hui ultracentralisée, autoritaire. Ce fonctionnement provoque le rejet de la construction européenne par les citoyens. Il faut faire de l’UE autre chose qu’une simple zone de libre-échange.

Nous allons d’abord adopter un texte d’orientation politique et proposer l’organisation d’un «Forum européen des alternatives» annuel pour permettre à des forces politiques, sociales et syndicales de travailler à des alternatives politiques. Le premier aura lieu à l’automne 2014. Nous voulons également organiser un sommet européen sur la question de la dette à Bruxelles avant les élections européennes. Enfin, nous allons décider des grands axes d’une plateforme programmatique.

Cette gauche européenne doit être un acteur majeur des prochaines élections européennes. En mai, nous pouvons obtenir une forte poussée de la gauche en Europe et devenir le troisième groupe politique au Parlement européen. Nous allons faire de bons scores en France, en Espagne, au Portugal, en Grèce, au Danemark, en République tchèque... Pour cela, nous avons besoin d’un porte-voix. La désignation d’Alexis Tsipras revêt une forte dimension symbolique parce que la Grèce a été le cobaye des politiques d’austérité en Europe. Il peut fédérer, catalyser notre campagne.

Lorsque les mémorandums imposés par le Troïka dans les pays en crise ont été mis en place, certains d’entre nous ont pu se poser la question de sortir de l’euro. Mais très vite, cette hypothèse a été abandonnée. La conséquence aurait été pire que le mal. On aurait abandonné l’idée d’une Europe solidaire. Nous ne sommes pas pour une mécanique qui conduirait à faire exploser la zone euro mais nous sommes pour transformer la zone euro. Cela passe par la disparition de la Troïka et la modification du rôle et des statuts de la Banque centrale européenne. Redéfinir les critères de financement des pays par la banque européenne d’investissement et une BCE qui doit pouvoir prêter directement aux Etats. Le PGE porte aussi l’idée de la création d’un fonds social européen pour pouvoir financer de grands investissements, des instruments de transition écologique ou encore de politiques sociales. La Commission européenne a refusé notre projet d’initiative citoyenne sous prétexte qu’il est contraire aux traités...

Des débats montent: sur les travailleurs détachés, sur le salaire minimum... C’est une bonne chose. Tout le monde fait le constat de l’impasse dans laquelle se retrouvent les pays soumis aux politiques d’austérité. Elles tirent l’Europe vers la récession et non vers la croissance. La question du dumping social redevient un sujet. L’inquiétude de la montée des populismes en Europe fait prendre conscience qu’à force de continuer cette politique, on encourage le rejet de l’Europe dans la population. Les sociaux-démocrates européens vont expliquer qu’ils sont un rempart contre les populismes en Europe. Mais ils n’ont aucune proposition qui va de pair avec leur discours! Comment peuvent-ils critiquer les politiques d’austérité et en même temps s’allier en Allemagne avec Angela Merkel?

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 14 Décembre 2013

KIM-JONG-UM L'ENVOYER DANS UN ASILE D'URGENCE

LE BEBE JOUFFLU DE LA COREE DU NORD

Quel triste spectacle de voir l’idiot du village de la Corée du Nord à nouveau utilisé par toute la presse médiatique pour montrer le visage hideux du népotisme que ces mêmes médias utilisent à bon escient pour l’amalgamer au communisme en général.

Là, c’est son mentor qu’il vient d’exécuter dans une sorte de lubie, d’une paranoïa propre à tous les népotes qui ont le pouvoir et qui s’en servent comme un jouet qu’ils usent selon leur caractère méphistophélique.

La crainte et l’effroi organisé est pour ce « dément » le moyen de dominer et de jouir.

Cet individu est dangereux, son narcissisme est arrivé à un sommet.

Ce petit monstre est capable de tout.

Certes, son mentor, qui était son oncle, n’était pas comme on dit « blanc comme neige », mais de voir la façon dont il a été exécuté manu-militari, sorti entre deux cerbères d’un parlement croupion, montre à quel point ce régime a atteint l’ignominie maximum.

Cet exécution est donc utilisé par ceux qui en profite pour le mettre sur le dos des forces progressistes.

C’est ignoble.

C’est d’autant plus ignoble qu’ils défendent d’autres régimes corrompus et qui piétinent les droits de l’homme et ils ferait mieux de balayer devant leurs portes les crimes que portent le capitalisme.

Le régime de Corée du Nord n’a rien à voir avec le communisme.

Ce régime doit être combattu comme nous avons combattu l’apartheid en Afrique du Sud et d’autres dictatures comme celles qu’ont porté au pouvoir les donneurs de leçon du système capitalisme et la liste est longue de leurs exactions.

Les communistes français ont le devoir d’engager une lutte pour que ce peuple de Corée du Nord se libère de ce népote et de la clique qui l’entoure.

Oui, la place du Bébé joufflu n’est pas dans un palais mais dans un asile d’aliéné.

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 14 Décembre 2013

NELSON MANDELA SERA AUJOURD'HUI,CHEZ LUI, DANS SA DERNIERE DEMEURE ALORS CHANTONS.....

Bernard Lamirand

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 13 Décembre 2013

LA GREVE A LA SNCF POUR LE DEVENIR DU RAIL ET DE SES USAGERS

SNCF: les cheminots contre l’éclatement du rail

Mots clés : sncf, cgt, cfdt, gilbert garrel, frédéric cuvillier, cheminots, ouverture à la concurrence, transport ferroviaire,

La grève de ce jeudi est un coup de semonce au gouvernement qui, en vue de l’ouverture à la concurrence, veut scinder en trois le système ferroviaire. Depuis hier soir 19 heures et jusqu’à demain matin 8 heures, les cheminots, à l’appel des syndicats CGT, Unsa et SUD rail, rejoints par FO et First, sont en grève. Un mouvement dans le prolongement de celui du 13 juin dernier, contre la réforme du système ferroviaire portée par le gouvernement et son application anticipée par les directions de la SNCF et de RFF.

Dans un communiqué commun, la CGT, l’Unsa et SUD rail réaffirment que « le projet de loi de Frédéric Cuvillier (ministre délégué aux Transports – NDLR), prôné par le président de la SNCF, ne répond pas aux exigences d’un service public ferroviaire de qualité et aux conditions sociales de haut niveau nécessaires pour les cheminots ». Une réforme qui réorganise en profondeur la gouvernance du rail en créant deux établissements publics (Epic), infrastructure et exploitation, chapeautés par un troisième. Les syndicats alertent depuis des mois sur les dangers d’un tel éclatement, synonyme de « vente à la découpe » et préparant, en douce, à l’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire de voyageurs à l’horizon 2019 sur injonction de Bruxelles. « Dans les faits, le projet crée trois entreprises publiques. Cela ne garantit ni la cohésion économique ni la cohésion sociale et encore moins la cohésion technique nécessaire », répète Gilbert Garrel, secrétaire général de la fédération CGT des cheminots.

Près de deux cents préavis locaux déposés

Aveugles aux conséquences dramatiques de la libéralisation du fret ferroviaire, en termes d’offre de services et de conditions sociales des cheminots du secteur, pouvoirs publics et directions SNCF et RFF, pourtant, réitèrent. Le gouvernement met sur la table un projet de réforme sans « aucune proposition quant aux moyens financiers pour régler la dette du système ferroviaire et pour le financement des investissements nécessaires au développement du service public SNCF, sauf à considérer que seuls les cheminots, par plus de productivité dégradant leurs conditions sociales, et les usagers, par des augmentations de tarifs, doivent payer le prix », rappellent les syndicats.

Le mouvement s’annonce massif. Près de 200 préavis locaux ont été déposés, soutenus, pour une cinquantaine d’entre eux, par la CFDT, pourtant non signataire au niveau national. Un appel à la grève intersyndical même si, dans le détail, les mots d’ordres varient. Si SUD rail exige le retrait total du projet de réforme, présenté le 16 octobre dernier en Conseil des ministres et qui devrait être débattu à l’Assemblée nationale après les municipales, la CGT porte, de longue date, son propre projet de réforme du rail, intitulé « la Voie du service public ». L’Unsa, quant à elle, appelle à un projet de loi, mais « pas en l’état du texte actuel », ne se positionnant « ni dans le refus dogmatique ni dans l’accompagnement complaisant ». SUD rail, pour qui la reconduction du mouvement d’aujourd’hui est nécessaire, s’est adressé, en fin de semaine dernière, à la CGT et à l’Unsa, leur proposant de fixer « une nouvelle rencontre au lendemain de l’action » en vue d’élaborer « une plate-forme commune aux revendications d’une autre réforme du système ferroviaire ». L’Unsa a pour l’heure répondu par la négative quand la CGT, d’accord sur le principe, estime qu’un délai de quelques jours s’impose, le temps d’analyser le mouvement.

Un wagon de marchandises déraille à Drancy
Hier matin, un wagon de transport d’acide chlorhydrique a déraillé à la gare de triage de Drancy (Seine-Saint-Denis). Un wagon vide qui était en train d’être déplacé quand « une roue a sauté », a précisé la SNCF, qui a immédiatement ouvert une enquête interne pour déterminer les causes de l’incident. Depuis longtemps, élus et riverains demandent que des dispositions soient prises pour protéger les habitants des risques liés à la manipulation de wagons de matières dangereuses dans cette gare de triage, une des plus grandes de France, située à quelques dizaines de mètres des premières habitations. « Depuis deux ans, nous demandons des voies de contournement pour cinq ou six produits très dangereux », a affirmé la municipalité de Drancy. Didier Mignot, maire PCF de la commune voisine du Blanc-Mesnil, a, pour sa part, signalé que « si cet accident n’a pas eu de conséquences graves, il confirme que la préfecture et la direction de la SNCF doivent entendre les élus locaux et les riverains ».

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #syndicalisme

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