Publié le 24 Décembre 2013

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Les égouts de Douarnenez ou quand les bonnets bruns se démasquent

Publié le 22 Décembre 2013

Douarnenez a eu pendant des années une municipalité communiste emmenée par un prof d'histoire Michel Mazéas. Devenu maire de Douarnenez, ce fils de d'ouvrière des conserveries et de marin pêcheur...

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Rédigé par Canaille Lerouge

Publié dans #colère, #abjection

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #politique

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Publié le 24 Décembre 2013

LA SNCF SUPPRIME DES EMPLOIS
Quand les trains seront victimes de la rentabilité, les vaches ne regarderont plus les trains passer en ruminant l'herbage du prè mais en ruminant contre la rente.Bernard Lamirand

NOTRE SNCF EN DANGER D’EXISTENCE

Je suis un fils de cheminot et j’ai vécu mon enfance au rythme des passages de trains sur la voie ferrée Calais-Hazebrouck-Paris jouxtant le domicile de mes parents.

Je voyais passer le Calais Bâle, la flèche d’or, les convois de marchandises, des trains nombreux qui conduisaient les usagers vers leurs lieux de travail à Calais ou Saint-Omer.

Toutes les gares du parcours étaient des lieux de vie et de travail.

Mon père était cantonnier poseur de rail.

Le plus petit échelon et c’était un ouvrier qui aimait son travail, qui aimait la SNCF et qui n’a pas profité longtemps de sa retraite.

Lui et ses compagnons poseurs et réparateurs des voies ferrées avaient une haute idée du service public. Un train en retard, une voie ferrée dégradée, des herbes folles sur les voies, des locomotives usées ou mal entretenues, cela ne pouvait exister pour eux comme pour ceux qui, aujourd’hui, sont les salariés-es de la SNCF.

Le voyageur appelé familièrement « l’usager » était leur principal souci.

Il y avait le personnel nécessaire et les écoles de la SNCF préparaient au travail du rail pour perpétuer le métier.

On ne parlait pas de rentabilité mais ça roulait.

Je ne cherche pas à faire de la nostalgie mais de montrer que le service public était leur essentiel et ils ne mettaient pas en avant ce mot abominable de « rentabilité ».

Bref le profit.

Aujourd’hui, c’est cela qui fait exemple comme je l’ai encore entendu hier depuis l’annonce des suppressions d’emplois à la SNCF .

Et alors, moins de cheminots, moins de gares, moins de rails, moins de guichets, des rails et aiguillages que l’on répare avec retard, des locomotives et des voitures qui n’en peuvent plus, des arbres qui tombent sur les rails parce que cela coûtent trop cher de les étêter à temps etc…

Tout cela pour la « rentabilité »…..

Et puis le choix du tout TGV contre les transports régionaux, un maillage qui se rempli de trous au fur et à mesure de l’abandon de gares, de lignes, et des voyageurs qui devraient choisir le rail et qui, la mort dans l’âme, se dirigent vers la bagnole et les embouteillages monstres de nos villes saturées par les voitures et les gaz.

Des marchandises qui prennent le camion, des camions qui transportent des marchandises sur nos routes, les défoncent, avec des coûts pour nous contribuables et consommateurs, de l'entretien et de dépenses en gasoil énormes et des routiers payés à coup de trique, devenus des esclaves des "négriers" de la route.

Voilà la SNCF désossée, désarticulée et prête à être mis sous le boisseau de la rentabilité maximale et les dernières mesures que compte prendre ce gouvernement vont bien dans le sens de la préparer à la phase finale de la privatisation totale .

Tout cela pour les gros actionnaires des banques et des grands groupes du CAC 40 avides de rente.

Un coût du capital qui va couter cher en emploi et en vie sociale pour les usagers et les salariés de la SNCF.

Le but est clair, mettre celle-ci au diapason de l’intérêt privé et donc de substituer à la nationalisation la privatisation en mettant l’ensemble de la structure SNCF dans le système capitaliste avec des trains qui partiront à l’heure mais à l’heure H avec des parcours rentables et des seules lignes lucratives avec des salariés sans statut et sans syndicat pour les défendre et des usagers devenus des clients captifs.

Bref, un service contraint au profit et à des tarifs de plus en plus chers pour les clients et non les usagers qui n’auront plus qu’à payer ou avoir leur yeux pour pleurer.

Les Compagnies de chemin de fer d’avant guerre renaitront alors et referont leur BEURRE et leur apparition dans des chemins de fer qui ne seront plus un service de tous mais pour eux en capacité de payer les tarifs de plus en plus élevés.

Les trains partiront non pas en fonction de l’état des rails mais en fonction des résultats et des profits obtenus.

Avis aux usagers actuels.

Le combat des salariés de la SNCF est le vôtre, est le nôtre.

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #SOCIETE

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Publié le 23 Décembre 2013

LETTRE OUVERTE AU PRESIDENT DE LA FINANCE

Le nouvel ami de Hollande: Hollande raccompagne son ami du Medef.... Les ordres ont été passés, le coût du travail est sacré ennemi N°1.... C'est surement inscrit dans le pacte que ramène le taulier du Medef dont on aperçoit le dossier précieux que tient Gattaz.

MA LETTRE ANNUELLE AU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

Monsieur le président de la République,

D’abord, dois-je encore vous appeler président de la République ?

Je me suis posé cette question en écrivant cette lettre et donc de savoir à qui je devais l’adresser es -qualité.

C’est vrai, vous avez été élu par une majorité de français et en particulier par un électorat de gauche, président de la République, un électorat populaire qui concevait que vous auriez une action en leur faveur et non pour les puissants.

Cette action, ils l’ont attendu, vainement.

Elle n’est pas venue et votre entêtement à frapper le porte monnaie des gens modestes porte à croire que vous êtes de l’autre camp.

Dés votre élection, vous avez tourné les talons vers ceux qui avez voté pour vous et vous vous êtes précipité vers ceux que pourtant vous aviez déclaré qu’ils étaient vos ennemis à Villepinte : la finance.

C’est pourquoi, je me demande vraiment si vous êtes le président de la République.

Votre prédécesseur, je l’avais baptisé, comme d’autres que moi, le président des riches.

Pour vous, je ne vais pas plagier ce titre louable qu’a obtenu Sarkozy durant tout son mandat, je vais donc tout simplement vous appeler « le président de la finance ».

Pourquoi ce sobriquet ?

Tout simplement parce que depuis votre élection vous avez servi la finance tant sur le plan national qu’international.

Vous invitez à votre table les plus éminents patrons du CAC 40 et vous les écoutez au point que tous vous font les éloges comme naguère la cour les faisait aux monarques .

Vous êtes devenu l’ami des grandes bourses, du CAC 40, des grands PDG, de ce monde qui n’a qu’un but : l’agrandissement de leurs porte feuilles d’action et de leurs comptes en banque dans les paradis fiscaux.

D’ailleurs, l’un de vos préférés, Cahuzac, ministre des finance, a été pris la main dans le sac; c’était lui qui donnait des leçons aux braves gens de devoir accepté de faire des sacrifices pour rembourser la dette.

Un dette dont ils ne sont pas les responsables puisqu’elle provient des frasques des banques et de Sarkozy qui les a protégés comme vous le faites actuellement.

Oui, vous méritez cette appellation de « président de la finance » car de par vos sentences, y compris au niveau de l’Europe, vous ne pouvez vous revendiquer d’être l’ennemi de la finance, qui n’était chez vous qu’une rhétorique électorale pour vous mettre le peuple de gauche dans la poche d’une manière indélicate.

Vous avez gagné ce titre peu flatteur quand vous avez demandé un rapport au PDG Gallois, un haut fonctionnaire, qui a ensuite fait fortune dans les grands groupes nationalisés avec les socialistes puis avec la droite par la privatisation, il vous a remis un rapport sur la compétitivité et en déclarant que l’ennemi n’était pas le capital mais le coût du travail. Vous avez acquiescé….

Sus au travail salarié, honneur aux dividendes….

Voilà le mot d’ordre repris en cœur par vos ministères et en particulier celui du travail, avec le dénommé Sapin.

Un ministère que l’on pourrait baptiser ministère de l’insécurité de l’emploi et des salaires avec les mesures qu’il a pris avec la loi sur la flexibilité de l’emploi qui permet à un patron, quand il le veut, de réduite les salaires, d’allonger le temps de travail non rémunéré, de mettre par terre les conventions collectives etc.

Vous avez fait une chose que Sarkozy n’avait pas osé : passer la retraite à 67 ans….

Depuis votre élection, les riches sont de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres.

Il n’y a qu’à voir les défilés, chaque jour, au restaurant du cœur de Coluche pour voir la misère grandissante et aussi au Secours catholique et au Secours populaire où l’afflux de gens en état de pauvreté bat des records.

Vous nous aviez dit tout le mal que vous pensiez de Madame Merkel et de ses fréquentations avec le dénommé Sarkozy, nous étions en droit de croire que vous auriez mis fin à ces relations incestueuses de la même famille capitalistique , las, vous avez rapidement succombé aux charmes languissants de la prostituée du capital à l’échelle européenne.

Vous avez aussi cédé sur tous les plans à Obama qui vous considère comme un pauvre type, à Merkel qui sait que vous aimez vous faire fouetter quand elle utilise ses lanières particulièrement acérées contre le monde du travail et surtout à Gattaz du Medef qui a compris que lorsqu’il crie un peu plus fort, vous vous mettez illico-presto à genoux l’implorant de votre obéissance sans faille à ses ukases.

Alors que vous reste t’il de votre gauche ?

Votre bras gauche semble bien paralysé.

Certes, nous l’avons vu se lever lors de vos visites impromptues dans les pays d’Afrique, dans vos raids et expéditions, avec les troupes, mais c’était pour vous imposer en chef de guerre ; il semble d’ailleurs que vous avez trouvé là le moyen d’apparaitre enfin comme le petit garçon qui a trouvé un terrain à sa mesure : le dérisoire.

Vous avez augmenté les impôts, comme tout bon monarque qui se respecte, et vous avez choisi de faire payer les pauvres et d’absoudre les riches.

2014 approche, Monsieur le président de la Finance, qu’allez vous faire : augmentez encore les dividendes, protéger les banquiers et les magots des riches, sauvegarder les paradis fiscaux, offrir des ponts d’or au Medef, continuer vos relations amoureuses avec le capital ou bien alors rendre la monnaie de sa pièce à celui-ci en le taxant, en augmentant les salaires, en réduisant le temps de travail, en remettant l’âge de la retraite à 60 ans, en faisant en sorte que la Sécurité sociale rembourse les soins et les médicaments à 100 % etc…

Allez-vous changer de fusil d’épaule comme vous le demande une grande majorité de français excédés par votre obéissance à la finance internationale.

2014 ne doit pas être alors, en ce centième anniversaire de la grande boucherie de la première guerre mondiale, celle d’une grande boucherie de l’emploi et des salaires.

Il ne tient qu’à vous.

En cette fin d’année, Monsieur le président de la finance, je vous souhaite plein d’échecs dans votre politique en faveur des gros comme disaient dans le passé les pauvres gens vis-à-vis de ceux qui les exploitaient et piquaient leurs pauvres revenus.

Veuillez agréer mes sentiments les plus détestables que j’ai envers ceux qui trompent leur électorat.

Bernard Lamirand

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 23 Décembre 2013

LES SAGES FEMMES

Cette année, on ne pourra pas chanter: " il est né le divin enfant, chantons tous son avènement" mais plutôt elle est née la méchante Touraine chantons tous qu'elle dégage...

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 22 Décembre 2013

Rédigé par aragon 43

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Publié le 22 Décembre 2013

Longwy 1979-Florange 2012 : bis repetita pour M. Mousley

Et si ArcelorCMittal Florange était la réplique de Longwy en 1979 ? Dans Les Boulons de la colère , Marcel Mousley n’hésite pas à faire le rapprochement.

Marcel Mousley, auteur du livre Les Boulons de la colère. Photo Étienne JAMINET

Marcel Mousley, secrétaire général de la CGT Usinor au moment de ce que l’histoire a appelé les événements de Longwy, en 1979, effectue dans ses Boulons de la colère ( Ed. Paroles de Lorrains ) , un parallèle très intéressant entre la crise de la sidérurgie dans le nord de la Meurthe-et-Moselle il y a 30 ans et ce qui arrive aujourd’hui sur le site ArcelorMittal dans la vallée de la Fensch.

Après une description détaillée de son parcours syndical (il raconte autant les actions coup-de-poing que les négociations avec les ministres), des premiers coups portés à la sidérurgie, des grandes manifestations qui ont secoué le bassin longovicien, il évoque de manière très critiq ue « le rendez-vous manqué de la gauche ».

« Les politiques à l’intendance »

« En mai 1981, François Mitterrand explique que les usines doivent se développer, et les fermetures sont annoncées l’année suivante. Je parle clairement de conseillers occultes qui ont accéléré ses décisions, avec des gens comme le Premier ministre Pierre Mauroy qui, par exemple, s’oppose à la sortie du franc du système monétaire européen, pensée par le Président. Ce dernier fait donc ensuite le choix de l’Europe, de la mondialisation, et on en a vu le résultat. L’Allemagne, dans le même temps, faisait le choix de la modernisation de ses outils de production. Là-bas aussi, on en voit le résultat . »

Marcel Mousley, comme Lionel Burriello, représentant CGT ArcelorMittal, qui apporte sa contribution, enfonce le clou quand il fait le lien avec Florange. Une analyse nécessaire, fouillée et percutante.

« Il y a d’abord des liens de symboles, avec ce SOS placé sur le crassier à Longwy, et sur la colline d’Hayange. Il y a aussi les marches sur Paris. Et puis toute une réflexion sur le maintien ou pas d’une filière liquide. Quand j’entends les patrons mosellans dire que c’est plus économique de penser à Dunkerque, j’entends Claude Etchegaray (patron d’Usinor Longwy) à l’époque parler de Neuves-Maisons. Ce dernier était un financier, peut-être moins prédateur que Lakshmi Mittal, mais il en avait les caractéristiques. »

Et puis, comment ne pas faire le parallèle entre les promesses de Nicolas Sarkozy puis de François Hollande et celles de François Mitterrand ? « Il y a 30 ans comme aujourd’hui, chaque fois qu’il y a eu des enjeux importants, économiques et sociaux, c’est la mondialisation et le libéralisme sauvage qui ont été privilégiés. La gauche comme la droite ont capitulé. »

Pour l’ancien secrétaire général de la CGT, il n’y a pas à aller chercher bien loin les raisons de la montée de l’abstentionnisme ou des votes extrêmes.

« Quand les ouvriers voient que la gauche tape elle aussi dans leur camp à eux, ils sont écœurés. Les hommes politiques se sont couchés face aux industriels. Ce sont les économistes et les financiers qui ont pris le pouvoir, les élus s’occupant de l’intendance. »

Les Boulons de la colère , (Editions Paroles de Lorrains), 64, avenue du 8-Mai1945 54 400 Longwy Tél. : 03 82 23 75 27

Sébastien BONETTI.

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #syndicalisme

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Publié le 22 Décembre 2013

Rédigé par aragon 43

Publié dans #syndicalisme

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Publié le 21 Décembre 2013

Rédigé par aragon 43

Publié dans #Economie

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Publié le 19 Décembre 2013

Rédigé par aragon 43

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Publié le 19 Décembre 2013

LES CINQ DE ROANNE PAR THIERRY LE PAON

Thierry Lepaon dans l’Humanité du 18/12

Enfin la victoire pour les 5 de Roanne

mercredi 18 décembre 2013 , par Frédéric Dayan

Pour le secrétaire général de la CGT, la relaxe des cinq de Roanne est « une très bonne nouvelle ». Pour autant, la bataille continue. La CGT revendique qu’aucun syndicaliste ne soit soumis à des tests ADN et réaffirme la nécessité d’une loi d’amnistie sociale. 3 Il aura fallu trois années de bataille aux 5 de Roanne, et aux syndicalistes et citoyens solidaires, pour obtenir justice.

Propos recueillis par Marion D’Allard, publiés dans l’Humanité du 18 décembre 2013

Hier, les cinq militants CGT de Roanne ont été relaxés par le tribunal correctionnel. Quelle est votre réaction ?
Thierry Lepaon :C’est une nouvelle comme on aimerait en avoir tous les jours. Nous avons raison, dans notre jargon syndical, de les appeler « les cinq de Roanne », car, s’ils sont organisés, c’est pour agir collectivement, et c’est précisément ce qui leur a été reproché. Pour autant, individuellement, ils ont été atteints dans leur dignité, traînés à quatre reprises devant les juridictions. Il en reste toujours quelque chose. Je le sais. J’ai eu la malchance de connaître ça dans ma vie militante. J’ai été accusé à tort d’avoir été violent contre un huissier. J’ai été relaxé quatre années plus tard. Mais les troubles accumulés, le regard que portent sur vous les autres, votre famille, vos amis, vos collègues de travail durant cette période n’est plus le même. Et le fait d’être relaxé ne lave pas ça. Lorsque j’ai eu les résultats du jugement, j’ai beaucoup pensé à eux. Je me suis dit que c’était certes une très bonne nouvelle, mais qu’il leur faudrait du temps et toute la force du collectif pour la savourer. La décision qui a été prise est la seule qui pouvait être rendue. On ne traite pas les femmes et les hommes qui se battent pour le progrès social comme des délinquants. C’est simplement impossible.

Quelles sont aujourd’hui les grandes batailles qu’il reste à mener pour le respect des libertés syndicales ?
Thierry Lepaon :Il y a d’une part la lutte contre les violences policières. Et à ce propos, j’ai envoyé un petit mot à notre camarade Éric, du Sdis, à Grenoble, qui a été victime d’une attaque policière alors qu’il manifestait avec d’autres, pour ses conditions de vie et de travail. Tapé au sol, bousculé, tiré par les pieds, gazé à terre... Alors qu’il était seulement en train de défendre ses droits. Par ailleurs, il y a la bataille contre les répressions patronales. Je pense qu’il faut être plus exigeant au regard de la loi pour protéger les militants qui s’engagent, et plus dur avec les employeurs qui ne respectent pas les conditions de vie et de travail des salariés. Il faut d’urgence mettre un coup d’arrêt à tout cela.

« On ne traite pas les femmes et les hommes qui se battent pour le progrès social comme des délinquants. »

Le jugement rendu à Roanne remet également sur le devant de la scène la nécessité d’une loi d’amnistie sociale...
Thierry Lepaon :Nous attendons deux choses. Tout d’abord, effectivement, une loi d’amnistie telle qu’on est en droit de l’exiger de la part de ce gouvernement qui nous la refuse encore aujourd’hui. Et, d’autre part, une loi sur la démocratie sociale pour que les militants puissent exercer leurs activités sans crainte de représailles, qu’elles soient patronales, policières ou judiciaires.

En matière de démocratie sociale, les élections prud’homales sont aujourd’hui menacées. Qu’est-ce que cela dit du climat actuel ?
Thierry Lepaon :Le gouvernement a peur de la démocratie. Voilà ce que cela signifie. La question est de savoir si les salariés vont encore pouvoir, comme les employeurs, élire les juges qui vont rendre la justice en leur nom. On nous dit qu’il y a des élections un peu partout et qu’en conséquence, on pourrait se passer des prud’homales. Pourtant, les enjeux sont de taille. Car s’il n’y a plus d’élections, il n’y a plus de campagnes, et donc plus de discussions avec les salariés. Les prud’hommes sont une juridiction atypique en Europe et, d’ailleurs, le gouvernement n’ose pas les contester. Alors, il en conteste le coût. La démocratie n’est plus une nécessité, un besoin, c’est donc devenu un coût. Comme le travail. C’est exactement la même logique doublée d’un déni de démocratie.

Qu’attendez-vous aujourd’hui du gouvernement ?
Thierry Lepaon : Nous attendons d’une part une loi pour que les syndicalistes ne soient pas soumis aux tests ADN. D’autre part, une loi d’amnistie. Et enfin, une redéfinition de la pratique démocratique sociale dans notre pays et, bien sûr, des moyens qu’on lui donne.

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #syndicalisme

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