Publié le 14 Février 2010

PARISOT VEND LA MECHE


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Ce dimanche matin, ouvrant mon poste radio, j'ai entendu la fin d'une information concernant les retraites dans laquelle Madame Parisot du MEDEF indiquait sa position concernant l'éventualité d'une réforme des retraites.

J'ai donc voulu en savoir plus et je me suis astreint à trouver une information un peu plus conséquente dans la presse.

Je l'ai trouvé dans "le monde": La présidente du Medef plaide pour qu'un espace de négociation large soit réservé sans conteste aux partenaires sociaux, est-il dit.

Plus loin dans le texte du monde: Parmi les pistes, elle pense qu''il faut changer l'âge légal de départ à la retraite. "Nous  avons été les premiers à le dire et cette idée a irrigué le débat politique", note Mme Parisot, estimant aussi que ce relèvement "entraînera une hausse du taux d'activité des seniors".

Elle répète être pour "le maintien du régime par répartition mais complété par un système de retraite par capitalisation".

Mme Parisot se prononce contre l'idée suggérée par François Fillon de relever les cotisations retraite et, en contrepartie, baisser les cotisations chômage. Augmenter les cotisations retraite "alourdirait à nouveau les charges des entreprises et réduirait le salaire net des salariés", juge-t-elle. Elle rejoint par contre le gouvernement sur la pénibilité, en étant 'd'accord pour tenir compte des situations les plus pénibles à condition de les évaluer sur des critères individuels et objectifs ".

Tout est dit dans cette intervention de la présidente du MEDEF.

Le discours d'espace réservé aux partenaires sociaux (terme douteux) montre à quel point les choses sont entrain de se coulisser dans l'appareil de déconstruction sociale en cours.

Le scénario semble déjà écrit par le MEDEF et les services de l'Elysée, dont le fameux Soubie, un  apparenté de l'UIMM et du MEDEF depuis très longtemps.

On organise un stratagème autour d'une pseudo-concertation des partenaires sociaux, bref une fausse négociation et l'on enracine les points qui ne peuvent faire débat. L'âge de la retraite doit alors disparaitre et ne plus être une rhétorique populaire.

1 remarque: L'âge de la retraite

Ils vont donc nous expliquer que ce n'est pas normal de partir à cet âge alors que l'espérance de vie progresse chaque année. On va même utiliser l'argument que cet âge est fictif, inutile puisqu'avec 41 ans de cotisations ou plus, demain, plus aucune personne ne sera concernée par cette mesure.

Remarque: puisque 60 ans deviendrait une mesure fictive, pourquoi passer tant de temps à vouloir la supprimer ?

La réponse est toute simple: il y a encore des centaines de milliers de salariés qui ont dépassé le nombre de trimestres leur permettant d'acquérir une retraite à taux plein à 60 ans.

Aure raison: en fin 2009, devrait être renégocier l' AGFF (Association pour la gestion du fonds de financement de l’Agirc et de l’Arrco).
L’AGFF finance le surcoût pour les régimes Arrco et Agirc de la retraite de 60 ans à 65 ans et qui vient à terme. Passer à plus de 60 ans l'âge légal de départ en retraite permettrait au patronat et aux caisses de retraites complémentaires  codirigées avec certains "partenaires sociaux" de ne plus avoir à payer des prestations complémentaires et de revenir aux règles des régimes ARCOO et AGIRC de ne payer la retraite complémentaires qu'à partir de 65 ans.

Enfin, il y a la façon de traiter tous les cas relevant des pensions d'invalidité et qui passent automatiquement à l'obtention de la retraite à 60 ans.

2eme Remarque: faciliter le taux d'activité des seniors.

Obtenir le passage à plus de 60 ans de l'âge de la retraite, peut-être même la suppression de la définition d'un âge légal de départ, pour s'en tenir à un nombre d'années de cotisations, peut faciliter le recours au travail des seniors dont l' interprétation pourrait être élastique au point d'amener ceux-ci à continuer le plus longtemps possible pour compenser des prestations retraites insuffisantes.(tant pis pour les jeunes à la recherche d'un travail)

Nous aurions là une variante du "travailler plus longtemps" non pas pour "gagner plus" (précarité oblige) mais pour courir après une retraite qui se dévalorise au fur et à mesure avec des salaires de plus en plus précaires, brandit comme une carotte sous le nez de l'âne qui va se mettre à cavaler après sans jamais l'atteindre ou l'atteignant qu' à son dernier soupir ( la retraite pour les morts comme disaient les anciens en 1910).

3eme remarque: La capitalisation.

Madame Parisot remet le disque en route des fonds de pensions dont on sait qu'ils n'ont pas bonne presse actuellement du fait des faillites de certains d'entre eux. Pourquoi Madame Parisot relance ces fonds: tout simplement parce que l'idée de la répartition et de la retraite solidaire n'est pas la pitance du capital et qu'il compte bien à travers cette réforme amenuisant les droits des retraités créer les ponts qui permettront de passer d'un régime solidaire à celui du chacun pour soi auxquelles les compagnies d'assurances sont très demandeuses notamment pour les salariés qui pourront se le permettre.

4eme remarque: les cotisations.

Le Medef est opposé à toutes augmentation de cotisations de sa part tant au niveau des retraites que du chômage. Il n'y a pas besoin d'être grand clerc pour deviner que derrière ce signifiant apparait l'idée que le financement de la protection sociale qu'elle soit celle de la retraite, de la santé, du chômage doit être l'affaire contribuable et non de l'entreprise. D'ailleurs systématiquement depuis une quinzaine d'années les exonérations de cotisations sociales des entreprises montrent ce chemin.

5eme remarque: la pénibilité.

La façon dont Madame Parisot admet du bout des lèvres la nécessité de prendre en compte la pénibilité  avec forces de critères individuels montre que celle-ci vise à n'en faire qu'un donnant donnant avec des mesures, qui lui assureraient des départs bien après 60 ans et certainement dans la droite ligne des autres pays européens qui ont déjà inscrits la retraite à plus de 65 ans.

Quand je dis: "Parisot vend la mèche" je ne dois pas être éloigné des tractations qui s'opèrent actuellement, en coulisse, entre le patronat et le gouvernement et peut-être certaines organisations syndicales connues pour l'élasticité de leur échine, pour arriver à une présentation d'un projet ficelé abandonnant la retraite à 60 ans pour la laisser couler au fil de l'eau à plus de 65 ans et en biaisant sur des départs possibles pour ceux ayant plus carrières longues ou étant de quelques professions ou métiers réputés pénibles.

Reste le financement car ces mesures ne permettent pas, loin s'en faut, même par l'allongement de l'âge de départ en retraite, à financer toutes les sorties qui arriveront dans les dix prochaines années et là la question pourrait être tranchée par une augmentation de la CSG imputable aux salariés.

Certains actuellement y pensent notamment dans les rangs de la social-démocratie inventeur de cette cotisation exonérant l'entreprise.

Rappel: Ambroise Croizat a été celui qui a mis en place le cotisation salariale et entreprise en 1945 et il s'était opposé à ceux qui voulaient que la sécurité sociale repose comme dans les pays anglo-saxons à cette époque sur l'impôt.

Bernard LAMIRAND

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 13 Février 2010

L'EMPLOI ET LES SALAIRES
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Bernard Thibault vient de livrer son opinion, à la veille de la conférence de lundi sur l'agenda social 2010 à l'Elysée concernant le calendrier de la réforme des retraites et l'évaluation de la situation économique.

Je partage son point de vue.

Bernard, au nom de la CGT, met en avant les questions cruciales qui soucient les salariés en ce moment: l'emploi et les salaires.

En même temps, le secrétaire général de la CGT souligne que le calendrier de la réforme des retraites peut attendre quelques mois et qu'il ne s'agit pas de bâcler, en pleine coupe du monde, je dirais en douce, un tel dossier qui concerne tous les français et pas seulement quelques experts avec leur longue-vue médiatico-économico patronale.

Le premier problème à régler c'est le couple salaire - emploi.

L'un ne va pas sans l'autre. Il faut les paxer.

C'est d'ailleurs ce fameux couple là qui peut faire mordre la poussière à l'autre couple, l'infernal, celui qui marie profits et licenciements dans une orgie hystérique.

C'est donc ces questions là (salaire et emploi) qui doivent être traitées en priorité. La croissance ne repartira pas sans la satisfaction des besoins et si les logiques actuelles ne sont pas inversées.

Il faut mettre toute la valeur ajoutée dans les salaires, l'emploi stable, la formation professionnelle.

Je préconise que l'année 2010 soit déclarée année sans dividendes, sans stocks options, sans parachutes dorés.

La rencontre de l'Elysée devrait déboucher sur un calendrier de négociations dans toutes les entreprises et dans les services publics.

Une telle démarche ne peut être conçue que si elle est popularisée dans tous les lieux de travail et il ne faut plus attendre pour réunir les salariés et dresser avec eux les revendications.

C'est, à mon avis la vraie porte d'entrée pour que le prince-président ne nous fasse pas des entourloupes au moment de la coupe du monde avec une retraite portée à plus de soixante ans conformément aux saloperies décidées à Bruxelles en cette fin de semaine pour faire payer les dettes de la crise aux travailleurs et aux retraités.

Soyons attentifs, le Grèce c'est la piste d'essais avant généralisation de la, diète générale pour payer les frasques bancaires et les dettes des états occasionnées pour redresser les portefeuilles des actionnaires.

Quand à la retraite, elle ne souffre pas d'un âge avancée pour l'avoir, elle souffre de son financement et des razzias que font les patrons en matière d'exonérations de toutes sortes depuis une vingtaine d'années. Et si l'emploi et les salaires reprennent la main par rapport aux dividendes de ces messieurs, la question du financement ne se posera quasiment plus.

Bernard a raison, une réforme de la retraite n'a aucun caractère urgent et il faut, c'est moi qui le rajoute, savoir ce que veut dire réforme. Une réforme peut conduire au pire comme au meilleur, s'il y a à discuter réforme de la retraite, c'est améliorer le sort de tous ces travailleurs victimes des conditions de travail et de négocier leur départ à taux plein de 50 ans à 60 ans selon les risques encourus.

 

 

Bernard LAMIRAND

  

 

 

 

  

 

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 11 Février 2010

 

SPECULATEURS GO HOME

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"Les vingt-sept chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne (UE) doivent se réunir jeudi 11 février, à Bruxelles, dans une ambiance de crise. Avec le président du Conseil, Herman Van Rompuy, ils réfléchissent à la meilleure façon de créer un "gouvernement économique" du Vieux Continent, en améliorant la surveillance macroéconomique"  est-il annoncé dans lemonde de ce jour.

 

Le "tristounet" président du conseil européen Van Rompuy, créature de la constitution libérale imposée aux peuples européens, réunit ce jour les chefs d'états pour juguler une nouvelle crise qui pourrait s'étendre à toute l'Europe en commençant dans les pays les plus exposés comme la Grèce, le Portugal, l'Espagne.

Elle sont loin les paroles de tous ces chefs d'états affrontant  le dragon amoral du capitalisme financier lors du début de la crise en 2009.

Les marchés financiers, actuellement, s'en donnent à cœur joie sur la bête grecque et la dette qui enfle et va continuer à enfler est l'occasion de s'en mettre plein les poches en sachant que les apprentis sorciers d'états les ont pourvus de milliards d'aides pour combler leur monnaie de singe. Ils savent aussi que tout cet argent en toc qu'ils ont mis en circulation sera pris en charge par les Etats et donc les contribuables (petits).

Et le gouvernement grecque, socialiste, n'a évidemment pas l'objectif de faire autrement que les autres gouvernement et de s'en prendre à la bête à profit.

Il fallait entendre, hier, dans l'immense manifestation à Athènes, le cri du peuple s'indignant que les mesures à prendre aillent vers ceux qui ne sont pas responsables de la crise et de l'endettement alors que les brebis galeuses du capital seront graciées.

Les mesures en effet sont clairement destinées à faire payer les travailleurs et les petites gens comme on dit et Papandréou Ier ministre grec les énumérait hier dans la presse française:

"Gel des salaires, baisse de 10 % des primes, diminution de 30 % des heures supplémentaires, arrêt total des embauches en 2010, sauf dans les secteurs de la santé, de l'éducation et de la sécurité.

Il a aussi présenté les principes de la réforme fiscale, comprenant une nouvelle fiscalité immobilière, l'augmentation des taxes pour les sociétés off-shore, l'imposition de la propriété foncière de la puissante Eglise orthodoxe de Grèce et une nouvelle grille d'imposition taxant davantage les gros revenus. Cette mesure vise à imposer, avec un coefficient de 40 %, les revenus supérieurs à 60 000 euros au lieu de 75 000 euros actuellement."

Cet exemple montre bien vers où se dirigeront les politiques mises en œuvre pour faire payer la crise, non pas aux spéculateurs, aux actionnaires, aux détenteurs de fonds spéculatifs, aux banquiers, aux paradis fiscaux mais bien à l'ensemble de la population européenne et aux salariés particulièrement visés.

Pour jeter le change en Grèce et demain ailleurs, on a mis quelques mesurettes concernant quelques taxes en direction de la propriété foncière et une modeste grille pour taxer un peu plus les gros revenus mais l'essentiel c'est bien de réduire le prix de la force de travail et de toucher aux acquis sociaux comme la retraite et la santé.

Voilà clairement énoncé les politiques européennes qui vont se développer pour remettre du beurre dans les épinards des avoirs capitalistes.

Quand "Madame Lagarde du capital" et Sarkozy nous disent en chœur que l'année 2010 va être une année très difficile et qu'il faudra prendre des mesures pour redresser l'économie, nous en voyons l'émergence à travers la situation grecque et les remèdes de la communauté européenne  libérale qui se réunit aujourd'hui.

La Grèce est le signal de la curée sociale qui se préparent dans tous les pays européens.

Déjà, à nouveau, la sociale démocratie européenne baisse son froc et s'apprête à obéir "aux désidératas"  des spéculateurs qui ont d'ailleurs pignons sur rue à Bruxelles.

Si vous observez bien le comportement actuel de tous les organismes bancaires européens chargés de soit -disant mettre de l'ordre dans l'économie vous ne verrez que des mesures affectant les petites gens et par contre rien contre les spéculateurs.

Ils sont protégés par une sorte d'immunité.

Spéculateurs, actionnaires véreux, banquiers profiteurs go home.

N'attendons rien de cette Europe de M.

Ils nous restent qu'une chose nous  mobiliser partout à l'exemple des grecs.

Je rêve d'un grand mouvement de lutte au niveau de l'Europe.

Alors  qu'attend la CES… que les poules capitalistes ont des dents !!!

 

 

Bernard LAMIRAND

 

 

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 10 Février 2010

lepetit.jpgSARKOZY :" LA FAILLITE ET LA PAUVRETE COMME CONSEQUENCE".

 

Cet après midi j'ai regardé les questions des députés à l' assemblée nationale.

Chacun dépose sa question et dans un rituel bien huilé la réponse vient, souvent à coté de la plaque ou alors avec le sens de l'esquive que savent manier ces politiciens au gouvernement.

J'ai été particulièrement frappé par l'attitude dégingandée devant le micro du secrétaire d'état Bruno Apparu à une question sur les sans -abri. Avec force de chiffres à vous donner un mal de tête cet individu a étalé les disponibilités pour recevoir tous ces "sans-abri" qui peuplent de plus en plus nos rues, les dessous des ponts, les bordures de halls de gare et j'en passe.

Pendant ce temps, ce gouvernement, par l'intermédiaire de Besson, mettait à la rue des migrants à Calais dans une nuit de froidure. Belle esprit de charité.

Ce même gouvernement vantait ensuite les mérites de la politique sarkozienne par rapport à la crise et par rapport à d'autres pays plus enfoncés que nous dans cette crise systémique qui rebondit avec les spéculateurs du capitalisme amoral qui peuple les couloirs du pouvoir. Ce gouvernement de nantis oubli de dire que s' il y a une différence, c'est grâce à cette protection sociale issue du conseil national de la résistance et d'un ministre communiste Ambroise Croizat.

Mais parlons bilan de ce gouvernement qui nous enfume dans ces réponses à l'assemblée nationale et qui ne sont que paravents pour masquer les manigances pour faire payer cette crise aux petits.

 

La pauvreté gagne toutes les catégories de la population.

 

Des centaines de milliers de  travailleurs, actuellement, sont obligés de s'inscrire au pool emploi faute de retrouver un travail après avoir été licencié à cause de la crise et aussi des politiques gouvernementales réduisant salaires et retraites et donc consommation et production.

Plus d'un million de sans-emploi vont se retrouver sans indemnités de chômage en cette année 2010.

Des centaines de milliers d'entre eux quittent leur mutuelle parce qu'ils ne peuvent plus payer des cotisations qui sont entrain d'exploser.

Des centaines de milliers, par ricochet, seront jetés à la rue pour défaut de paiement de loyers au printemps.

Des malades hésitent ou ne rendant plus ni à leur médecin ni  à l'hôpital devant les coûts des franchises, des déremboursements, des forfaits hospitaliers, des tarifs obligés en secteur 2, des attentes de plus en plus longues.

Dans nos rues, jamais nous n'avons vu autant de personnes sans abri, de SDF comme on dit maintenant, de pauvres gens qui font la manche dans les gares, les trains et métros.

Les associations caritatives sont débordées de demande d'aide, les stocks alimentaires sont dévalisés par l'affluence de personnes de tout âge.

Dans les parkings, sur les bordures de nos routes, nous voyons maintenant des hommes et des femmes dormir dans leur voiture avant de se rendre à leur travail s'ils en ont encore un et n'ayant plus les moyens de se payer un logement.

 Des personnes âgées n'arrivent plus à vivre de leur pension et rejoignent eux aussi les restaurants du cœur et les sorties de métro pour avoir quelques pièces.

Et pendant ce temps, cette majorité de l'assemblée nationale pérorent  sur les mérites de Sarkozy et de sa politique. Honteux… Honteux… et quelle honte pour la France. Piètre paravent d'exorciser cette pauvreté par des débats sur l'identité nationale. La France n'a pas mal à son identité, elle a mal à la France des droits de l'homme bafoués par cette pauvreté qui gagne du terrain comme un cancer qui vous ronge.

Le bilan aux approches du 3eme anniversaire du maitre de l'Elysée est accablant.

La France, il l'a livre aux marchés, à la finance, il a trompé le peuple et appauvrit l'ensemble de la France.

Cet individu n'a plus que l'autoritarisme pour faire valoir sa politique et des commensaux pour l'appliquer.

Peuple de France…bouge toi !

 

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 10 Février 2010

GREVES: FAUT QUE CA PARTE

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La rencontre nationale de toutes les organisations syndicales (sauf FO) n'a, semble-il, pas permis d'avancer vers une première mobilisation début mars comme la CGT le proposait.

Dommage.

Mais un syndicaliste n'en reste pas aux regrets.

La question qui est posée est simple: allons-nous laisser ce gouvernement tranquille alors qu'il détricote l'ensemble de nos protections sociales?

Rien n'est pire que l'expectative.

Je me réjouis que dans les entreprises des grèves éclatent en ce moment sur les salaires. C'est la pierre d'achoppement principale en ce moment. Les salariés et les retraités constatent en ce début d'année 2010 qu'ils n'ont plus les moyens de vivre correctement. Les salariés précaires et chômeurs vivent une situation difficile.

L'action dans la sidérurgie actuellement à Arcelor est démonstrative de ce climat revendicatif de même qu'à IKEA et certainement dans plein d'autres endroits. Alimentons tous les ruisseaux de luttes.

La question des salaires et des retraites est emblématique de ce mécontentement au moment où, dans les grands groupes, les actionnaires s'en mettent plein les poches et reconstituent leurs portefeuilles d'actionnaires sur notre dos..

L'objectif du gouvernement pour le compte du patronat est donc bien de réduire le prix de la force de travail en s'attaquant à toutes ses composantes: salaire, retraite, emploi, durée et conditions de travail.

L'enjeu est là, en ce début d'année.

L'ensemble des droits en sont affectés. Les augmentations de salaires, le SMIC, le RSA, les pensions et retraites sont en berne et les plans de licenciements se multiplient. Ces mesures ne viennent pas par hasard et ne sont pas que des ajustements par rapport à la crise. Ils sont au cœur de la réponse du capital à sa crise systémique qui l'oblige à tout prix à redresser le taux de profit en diminuant le prix de la force de travail direct où indirect de manière structurelle.

Regardons en Europe, tous les pays européens, appliquent les mêmes recettes, servir le capital en s'en prenant aux emplois, aux salaires, aux retraites. C'est ce qui se passe de manière spectaculaire en Grèce, en Espagne, dans l'Est européen et plus sournoisement dans les autres pays comme la France.

Là aussi, nous retrouvons l'expectative concernant l'action syndicale, la CES semble tétanisée par cette situation; voilà une organisation qui réclamait un véritable statut social européen, il y a quelques années, (se rappeler du sommet de Nice) et qui, en ce moment, ne bouge pas le petit doigt contre cette déconstruction sociale européenne. Le fait qu'à son plus haut niveau il a été impossible de se mettre d'accord pour agir le 24 mars, prochain démontre le peu d'empressement de cette organisation qui n'arrive pas à se débarrasser de la tutelle sociale libérale européenne qui, en Europe, gère politiquement la crise et partage les mesures antisociales actuelles décidées par le capital.

Nous avons donc besoin d'action et j'ose espérer que la semaine de débats qu'organise la CGT du 15 au 19 février aura l'ampleur souhaité par le CCN et que tout le monde sera sur le pont. Cela dépend de nous tous, le CCN de la CGT a besoin d'être appuyé dans cette démarche.

Je suis plus que jamais persuadé que c'est par le débat que peut se décider dans tous les lieux de travail la riposte, je dirai la contre attaque, en commençant par ce que n'aime pas le patronat: la rallonge, des augmentations de salaires, des pensions et retraites plus élevées.

En 2009, sur la défensive, les travailleurs réclamaient des primes pour partir, en 2010 réclamons de bons salaires pour rester et garder nos emplois.

Fixons nos demandes, au moins 200 euros minimum et plus si nécessaire.

Alors oui, il faut que çà parte; n'attendons pas le coup de sifflet de Chérèque; il a perdu son sifflet.

 

Bernard LAMIRAND  

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 7 Février 2010

TELEVISION"      N'ayez d'intolérance que vis-à-vis de l'intolérance. "
Hippolyte Taine"

AU PODIUM WEEK-END DU 6 ET 7 FEVRIER 2010

 

TF1                            -Brice Hortefeux Samedi soir avec Claire Chazal

ANTENNE 2             -On n'est pas couché BALKANY UMP, le pote de Sarkozy

FRANCE 3               -C'est a voir Laurent WAUQUIEZ ministre UMP et François CHEREQUE CFDT

CANAL PLUS          -AURELIE PHILIPETTI, une habituée et Frédéric MITTERAND de la bande à Sarkozy

FRANCE 5              -CPolitique Luc CHATEL MINISTRE UMP et Jean Claude MAILLY

LA 6

BFM  TV                  19H Dimanche Marine LE PEN

TV5 Monde            Jean Pierre JOUYET de la bande à Sarkozy

ITELE                       17H PARISOT du MEDEF

LCI                           RAMA YADE UMP Samedi et rediffusion dimanche   

 

Le traitement de faveur pour la droite politique est presque au Zénith cette semaine.

Sur 12 invités, 9 représentent la droite. J'y met dedans Laurence Parisot du Medef et Marine Le Pen qui font partie de la famille.

Les socialistes n'ont que la portion congrue avec Aurélie Philipetti. Il n'y a pas d'affaire Frêche toute les semaines.

Le front de gauche est aux abonnés absents. Pourtant cette semaine, mon camarade Bocquet du PCF tenait un grand meeting à Lens. Ah, on a vu, de manière fugitive, apparaitre dans un colloque de sciences-Po Mélenchon.

Le postier, lui, n'a plus manifestement la cote.

 Les habituels batteurs d'estrade doivent être partis aux sports d'hiver, il nous manque cette semaine COPE, LANG, BAYROU, COHN BENDIT et le tarzan des causses BOVE.

A qui revient la lorgnon d'honneur cette semaine:  A Frédéric Mitterrand qui a défendu la décision du Chef de France Télévision SARKOZY de privatiser la régie publicitaire reconnue comme un outil ultra performant. Les mauvaises langues, dont je suis, disent que c'est le "camarade Minc", "du Fouquet", qui a parrainé la décision de notre vénérable Nicoléon. Il posséderait des actions le cachottier.

Frédéric mange donc son chapeau mais qui aurait pu penser le contraire ?


Nota: si j'ai oublié des émissions politiques vous pouvez me les signaler, je rajouterai. 

 

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 7 Février 2010

"BAISSONS LA FRANCE"

Ce soir, les forces dites "de l'ordre" sont intervenues à Calais pour déloger des immigrants d'un local que de braves gens avaient loués pour leur donner un endroit pour dormir un peu.

Empêcher quelqu'un de dormir; cela devrait être une atteinte au droit de l'homme.

L'identité nationale montre toute sa malfaisance, allant jusqu'à refuser que des êtres humains venant de loin et cherchant à se sortir de la misère et de la répression politique dans leur pays puissent trouver un refuge pour récupérer.

De voir ces hommes dirent toute leur tristesse d'être ainsi jeté à la rue est intolérable.

France du pays des droits de l'homme où-est-tu ?

Pas de compassion, pas de pitié, des coups contre ceux et celles qui protègent ces personnes.

On nous a toujours dit que nous devions secours et assistance à une personne en danger. J'ai appris cela à l'école de la république et au catéchisme. Dans les pires moments de la France, des hommes et des femmes ont résisté, protégé des résistants, des juifs, des gitans, des communistes; ici on ne protège plus, on rétentionne, on emprisonne, on renvoie y compris des enfants, on empêche le droit à un sommeil, on détruit des abris de fortunes.

Ces gens "de cour" ont une pierre à la place du cœur quand il s'agit d'immigrés.

Leur prochain n'est pas l'immigré sale et malade de Calais, qui pisse sur les murs parce qu'il ne peut le faire dans un lieu propice à cela.

Le prochain,  chez ces gens là, n'est donc pas l'immigré  mais celui qui arrive avec le porte feuille bien garni et qui loge au Carlton. Son sommeil à lui sera l'objet de toutes les délicatesses et s'il a de l'argent à foison vite on le lui trouvera un logement dû à son standing.

En disant cela, je ne fais pas de misérabilisme. Mais honte à ce gouvernement qui oblige des malheureux à dormir dans la rue où dans les fossés calaisiens.

Au moyen-âge, le malheureux avait un refuge, l'église, la soldatesque ne pouvait y entrer.

Triste France.

 

Bernard LAMIRAND

 

Geneviève De Gaulle: « Aujourd’hui encore, l’inacceptable est à notre porte, le racisme, la torture, la misère. J’ai retrouvé cette misère juste après la guerre dans les bidonvilles de Noisy-le-Grand où j’ai croisé les regards détruits de ces gens vivants dans des conditions matérielles insupportables. »
« L’expression que je lisais sur leurs visages était celle que j’avais lue bien longtemps sur les visages de mes camarades de déportation. Je lisais l’humiliation et le désespoir d’un être humain qui lutte pour conserver sa dignité.
»

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 6 Février 2010

GUERRE D'ESPAGNE ET AVENIR DU COMMUNISME "DESINFORMATION"

Je résumerai ainsi le film consacré à la guerre d'Espagne sur LCP, ce samedi soir, film retraçant les combats des milices anarchistes du POUM présentées comme les seuls bons combattants victimes des staliniens espagnols.

Rien sur les brigades internationales évidemment.

Dans le débat auxquels participait un historien ayant écrit sur l'échec des communistes, Bessac pour le parti communiste et Henri Weber du PS, le tourne casaque bien connu, ayant séjourné dans le temps aux jeunesses communistes avant de passer à la ligue communiste pour enfin rejoindre le parti socialiste.

J'attendais, à l'issue de ce film, quelques précisions historiques.

Mettre sur le dos du communisme la défaite de l'Espagne républicaine est une divagation historique. Bessac me semblait incapable d'apporter une appréciation sortant de ce postulat édicté par le présentateur que le victoire de Franco était dû essentiellement à la division et à l'affrontement entre communistes et anarchistes et trotkystes.

Que cela est affaibli les forces républicaines, c'est indéniable. Qu'il y eut des exactions, c'est inadmissible. Je ne conçois pas, même dans un contexte particulier, de tels égarements.

Mais le fond de la division avec les anarchistes reposait sur une alliance plus large, celles de toutes les couches du peuple républicain unis pour combattre Franco.

Les brigades internationales comprenaient principalement des communistes mais aussi des démocrates venant d'Europe, de France en particulier avec Marty, Rol Tanguy et autres qui se battaient contre Franco et le fascisme.

La division, incontestable, provenait de ce refus des anarchistes de mener la lutte armée dans le cadre d'un front républicain et d'incorporer leurs milices dans un commandement unifié.

La défaite des armées républicaines espagnoles, c'est plus profond; ce qui a été déterminant vient surtout du refus par l'Angleterre et la France d'aider les forces espagnoles républicaines avec du matériel de guerre moderne et suffisant. De l'autre coté, Franco disposait de l'appui total des nazis et de fascistes italiens qui procuraient canons , avions, mitrailleuses et intervenaient directement comme ce fut le cas avec le bombardement de Guernica.

Aucun des participants ne mit en évidence le choix fait par les classes dirigeantes de laisser tomber l'Espagne à Franco  et on était déjà dans la préfiguration d'autres abandons: ceux qui nous conduirons à la défaite de 1940  par les accords de Munich et par ceux qui prônaient ouvertement " plutôt Hitler que le Front Populaire", en l'occurrence le patronat et des politiques et militaires que l'on retrouvera ensuite dans la collaboration.

Mais le pire vint avec le débat.

Le communisme était mort, et nous eûmes droit à un amalgame condamnant le communisme comme une utopie irréalisable et discréditée par les exactions en Union Soviétique de Staline.

Bien sûr que nous avons à nous sortir de cette période douloureuse, mais de grâce, les communistes français n'ont jamais atteint aux libertés et le sieur Weber dans une hargne anticommuniste, au point qu'il mettait mal à l'aise l'historien, se livrât à un "dégueulé" me rappelant la période de la guerre froide.

Qualifier le manifeste communiste de Mars et d'Engels d'un document faisant disparaitre du jour au lendemain la propriété privée, mêlant dans un même moule Marx, Lénine, Mao, Pol Pot, cela tombait dans la divagation la plus totale.

Ne se sentant plus pisser, le Weber mis au compte de la social-démocratie les grandes conquêtes de la libération, cela relevait de la malhonnêteté politique. Bessac t'aurais pas dû laisser passer au moment ou nos acquis de 1945 sont attaqués dans leur fondement.

Qualifier Marx d'adeptes du "tout nationaliser" révèle le peu de connaissances des œuvres de Marx de la part de cet individu qui ne voit, face au capitalisme, que la réforme.

Pour ainsi dire, ce qu'ils ont fait depuis des années, et qui nous a conduit à ce libéralisme qui a gagné toute l'Europe avec l'échec de la sociale démocratie.

J'aurais pensé que Bessac aurait été plus net: d'abord en rappelant que les communistes français n'ont pas à rougir de leur histoire, eux au moins ils n'ont pas trempé dans les guerres coloniales, et de dire aussi que ce communisme aujourd'hui est la réponse à la crise d'un système qui appauvri, tue, affame, atteint à la démocratie et que ce système on ne le réforme pas on le change dans des combats tous les jours.

Ensuite pour mettre en évidence tout ce que le marxisme peut recéler dans l'analyse économique pour dépasser ce système.

Il l'a fait timidement quand il a mis en évidence le retour à Marx en ce moment où la crise frappe des millions d'hommes et de femmes. Ouf…

 

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 6 Février 2010

CAILLEUX CAROLINE "LA NOUVELLE MERE FOUETTARDE".

 

VISAGE-HIDEUX-DES-CHAROGNARDS-DE-LA-REPUBLIQUEQue ne ferait-on pas en ce moment pour attirer les suffrages des électeurs.

La palme revient à Caroline Cailleux, maire de Beauvais UMP.

La dame de Beauvais aurait trouvé la solution aux violences scolaires: "100% des gares et des lycées sous vidéo-protection". Après les portails de Darcos, voilà autre chose. Pourquoi ne pas proposer, pendant qu'on y est, des fessées comme ceux de la bonne vieille Angleterre victorienne relaté par Dickens ?

Déjà nos gares et nos villes sont sous vidéo mais l'aspect le plus grave est de doter les lycées de vidéosurveillance dans ces lieux où doit régner la confiance en l'élève plutôt que la suspicion.

 A cette allure là, cette dame patronnesse, proposera des conseils de classe avec projections des faits et gestes de chaque élève.

Big-Brother n'est pas loin.

La vie scolaire  n'a pas besoin de mouchards électroniques pour vivre en bonne harmonie?

D'ailleurs cette vie scolaire est celle de l'éducation à travers l'apprentissage de la vie et des conflits qui peuvent surgir à tout instant. De tout temps, l'éducateur scolaire a dû intervenir et aider les jeunes à dépasser ces conflits et ces heurts qui sont naturels pour se forger sa personnalité.

L'éducateur est plus utile qu'une caméra reliée au bureau du proviseur ou demain au poste de police le plus proche.

Déjà se manifestent des opérations de flicage qui vont jusqu'à fouiller les enfants dans leur intimité et des chiens policiers qui les niflent à la recherche de la drogue comme cela s'est vu dans certains lycées ces derniers temps.

Quelle vie, quelle éducation se fabrique en ce moment sinon que l'inquisition et la surveillance !

Nos écoles n'ont pas besoin de caméras; elles manquent cruellement de professeurs en nombre suffisants, d'éducateurs, de personnel de santé, bien plus utiles que de policiers ou de mouchards par caméras interposées, qui entreront dans le vie personnelle de ces enfants adolescents et dans leur confidentialité.

Madame de Cailleux ferait mieux de demander à son président de la république d'arrêter les suppressions d'emplois dans l'éducation nationale plutôt que de payer des caméras par le budget régional.

L'école n'a jamais été un lieu apaisé où les rapports entre les élèves sont mignonnets, l'école si elle est un lieu d'enseignement, d'éducation est aussi un lieu où nos enfants veulent s'affirmer et une caméra ne réglera jamais ces questions là, y compris à l'extérieur, où là nous avons besoin de fonctionnaires de police exerçant leur métier de prévention avant de pratiquer, si besoin est, la sanction.

Je crois que la société que cette bonne dame veut instaurer ressemblera demain à un big-Brother générale où la vie de chaque individu sera passée  au crible par des inquisiteurs qui auront accès à notre intimité .

J'y vois demain le raccordement de tous ces fichiers électroniques qui nous suivront depuis notre naissance, en passant par l'école, la sécurité sociale, l'avion qu'on a pris, la manifestation à laquelle on a participé, la rue ou le bistrot où l'on s'est attardé.

Cela me fait penser à d'autres périodes de notre histoire, mais avec des outils encore plus dangereux que le vieux confessionnal ou la lettre de dénonciation.

Le pire, demain, c'est que l'école publique devient un stalag avec les nouveaux fils barbelés que seront les caméras de surveillance  et que l'on ne fait plus appel à l'intelligence mais à la méfiance pour élever nos enfants.

Nous aurions, alors là, une école de la suspicion, de l'espionnage, de la vindicte, de la violence et une société qui lui ressemblerait.

Bernard LAMIRAND  

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 5 Février 2010

arton42.jpgCAPITALISME : RECHUTE OU… ?

 

A lors que l'on nous disait (les experts du système) que la crise était en voie de résorption, que le malade entrait en convalescence, que les seuls vestiges restaient l'évacuation d'un trop plein d'emplois et qu'il faudrait un peu plus de temps pour réguler le chômage, voilà qu'un nouvel accès de fièvre s'empare des places fortes de l'argent roi ce matin.

La remontée de l'emploi que les experts voyaient apparaitre aux Etats-Unis semblent être un canular et les Etats-Unis plongerait, d'après les dires de certains, vers la poursuite d'un chômage déjà massif dans ce pays.

Du même coup s'envole l'idée du retour à la croissance, l'hirondelle des Etats-Unis ne fera pas le voyage vers l'Europe, n'annoncera pas le printemps de l'emploi et le retour à l'activité. Les faiseuses d'anges de l'emploi comme "Lagarde du capital français" ne peut qu'une nouvelle fois que se contredire.

Plus grave encore, une rechute grave de la crise semble se dessiner à travers la faillite d'un certain nombre d'états qui n'ont plus les moyens de payer, comme la Grèce et l'Espagne. L'endettement a pris de telles proportions que la banqueroute et la panique gagne les sphères des états et des banques de ces pays.

Ce qui se passe actuellement en Grèce est évocateur d'une situation qui peut faire des petits partout en Europe et dans le monde: la monnaie de singe, il faut bien que quelqu'un la paye un jour, et c'est qui se passe en ce moment, et la note est présentée à tous les travailleurs.

Les mesures antisociales qui sont prises actuellement, particulièrement en Grèce et en Espagne et dans certains pays de l'Est européen, atteste de cette abstinence pour les populations qui se mitonne actuellement dans tous les pays de la zone Europe.

Chômage massif, destruction de capacités industrielles et des services publics, abaissement des salaires et des retraites, remise en cause des protections sociales, impôts nouveaux à la charge des petits contribuables, la liste pourrait encore être allongée de cette purge auxquels nous trempent nos gouvernants et la bourgeoisie pour assurer de nouveaux festins pour les riches.

Pierre Ivorra, dans ces écrits dans l'humanité, soulevait ce risque de rechute ou de poursuite d'une crise durable et donc systémique du capitalisme.

L'antidote n'est pas dans des compromis boiteux mais bien de poser les questions de fonds dans la population et chez les travailleurs. Des luttes s'engagent notamment en Espagne, en Grèce et en France  les cheminots, la fonction publique agissent et dans de nombreuses entreprises du privé et particulièrement dans la métallurgie, des actions ont lieu en ce moment et traduisent une autre idée que celle de réclamer une bonne prime de départs comme compromis.

Dans le courrier fédéral de la métallurgie nous est annoncé des luttes et des résultats revendicatifs en matière de salaire qui viennent contrecarré les politiques d'austérité. J'en citerai deux que je viens de connaitre: celles des sidérurgistes de Fos sur Mer et de Florange en Moselle. La bataille de salaires est la riposte appropriée face à la volonté du capital de nous faire payer les dettes qu'il a dû contracter pour redresser le taux de profit de ces actionnaires.

C'est cette voie là qu'il faut prendre, l'alternative à la crise n'est pas de sauver le capital en l'accompagnant dans sa quête d'ajustement mais bien en le contredisant par les salaires et les retraites, pour l'emploi et pour dépasser ce système devenu fou.

Les décisions de la CGT d'organiser un vaste débat et de mettre sur le pont toute ces capacités militantes et en particulier ses dirigeants nationaux et départementaux sur le terrain pour engager des batailles de ce niveau me parait être le bon axe pour troubler voir démonter les stratégies du capital qui ne vise qu'à nous faire payer la crise, de la faire payer en déconstruisant l'édifice social acquis depuis l'existence du mouvement syndical.

Le réponse est bien le prix de la force de travail et de procéder à la baisse voir à la disparition du dividende.

Dans tout ce tohu-bohu, il est un grand absent, le mouvement syndical mondial et celui de l'Europe.

Je pourrais dire: " Anne, ma sœur Anne, ne vois tu rien venir" et dire que le "barbe-Bleu" peut opérer en toute quiétude devant ce retard ou plus grave encore , cette absence. Oui, regrettable, que d'entendre la voie fluette et presque inaudible en ce moment de nos organisations européennes qui devraient être en première ligne quand on touche aux travailleurs européens, à nos camarades grecques, qui eux, ont décidé de ne pas attendre la saint Glinglin pour agir. Comment qualifier une organisation comme la CES qui projetait de faire du 24 mars une grande journée d'action au niveau de l'Europe et qui quelques jours plus tard rend les armes au moment où le capital frappe les travailleurs.

Oui, l'Europe des travailleurs est encore à construire.

Alors une seule chose en ce moment, encourageons toutes les luttes, toutes les luttes.

 

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

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