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EFFET PAPILLON

DEBAT SUR LES QUESTIONS DE L’ENERGIE

LE VENDREDI 29 JUIN 2012

VILLERS SAINT PAUL 18H30 PRECISES

SALLE UWE BRAUN MAIRIE

Avec la présence de Marie Claire CAILLETAUD

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Ingénieur d'EDF est dirigeante et porte-parole de la

Fédération nationale des mines et de l'énergie CGT.

LE TRAVAIL: LEQUEL ET POUR QUI ??

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VIDEO ET LIVRES

Mme Carbon, ancienne maire communiste de Saint-Leu d'Esserent (60) Un entretien avec une vieille femme, aujourd'hui décédée, qui fut plusieurs dizaines d'années maire communiste de cette petite ville de l'Oise. Elle nous parle de son ancêtre membre de la Commune de Paris, de la guerre de 14-18, de son action dans la Résistance française qui n'a pas attendu, pour être active, le 22 juin 1941…

 

 

 

REGARDEZ CELA  ET DEVENEZ COMMUNISTES


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Pour une santé et une protection sociale solidaires

 

Analyses et Propositions, sous la direction de Jean-Luc Gibelin, préface de Pierre Laurent.

Cet ouvrage collectif, préfacé par Pierre Laurent, a été dirigé par Jean-Luc Gibelin, animateur de la Commission nationale Santé & Protectionsociale du PCF.

Oui, une autre politique de santé et de protection sociale est possible, qui replace l’humain au cœur du dispositif. Cet ouvrage le prouve.Il ne prétend pas tout aborder, tout résoudre. D’importants domaines restent encore à explorer. Mais en le publiant, nous entendons faciliter et élargir la réflexion collective. Et pour enrichir cette dernière, nous avons besoin de vos contributions. Des pages vous ont été réservées à la fin de l’ouvrage pour y noter vos avis que nous vous demandons de nous adresser.

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Lundi 28 mai 2012 1 28 /05 /Mai /2012 19:16

e8bdbb4b74aa5af0bb173938a4dc6a91.jpg Polémique. Christine Lagarde, elle non plus, ne paie pas d'impôts ! 

Info reprise dans le télégramme de Brest

 

C'est le principe de l'arroseur arrosé. Dans une interview au "Guardian", Christine Lagarde a indiqué que "les Grecs devraient commencer par s'entraider collectivement", en "payant tous leurs impôts". Des propos qui ont entraîné une vive polémique en Europe. Mais, en ce lundi, on apprend que la patronne du FMI ne paie pas d''impôts sur le revenu. Petite explication.

 

Lire également
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Crise grecque. Mélenchon dénonce les propos "indignes" de Lagarde
Grèce. Levée de boucliers après les propos de Christine Lagarde
Tous nos articles sur Christine Lagarde

L'information fait tache : "protégée" par son statut de fonctionnaire international, Christine Lagarde ne paie pas d'impôts sur le revenu, comme l'a révélé le site Internet "Tout sur les impôts". L'information circule d'autant mieux sur les réseaux sociaux que la patronne du Fonds monétaire international (FMI) a déclenché, en fin de semaine passée, une polémique avec ses propos sur les Grecs et le paiement de leurs impôts. Voici ce qu'elle a, en effet, déclaré au journal britannique "The Guardian" : "Les Grecs devraient commencer par s'entraider collectivement", et ce, en "payant tous leurs impôts". Elle s'est, par ailleurs, dite moins préoccupée par leur sort que par celui des enfants d'Afrique...

Mélenchon réclame sa démission
Des propos qui ont donc été critiqués. On peut, notamment, citer Jean-Luc Mélenchon, ex-candidat du Front de Gauche à la présidentielle : "De quel droit parle-t-elle de cette façon aux Grecs ? Ce sont des propos indignes. S'il y avait une morale politique, Mme Lagarde devrait s'en aller du poste qu'elle occupe".
François Bayrou, président du MoDem, s'en est, lui aussi, pris à l'ex-ministre française de l'Economie en évoquant des "propos extrêmement choquants".

Un salaire de 380.939 € en 2011
Le site "Tout sur les impôts" a donc divulgué que son salaire, qui se serait élevé à 380.939 € en 2011 (dont 57.829 € de frais de représentation), n'était pas soumis à l'impôt sur le revenu, compte tenu de "son statut de fonctionnaire bénéficiaire de revenus issus d'une organisation internationale". Chose confirmée par le site "France Diplomatie".
Et, on vous l'assure, les réseaux sociaux s'en donnent à coeur joie. Petits extraits : "Polémique : Christine Lagarde, elle non plus, ne paie pas d'impôts"; "Faites ce que je dis, pas ce que je fais..."; "Pour les amateurs fiscaux, je rappelle que sur ses 550.000 $ de revenus, Christine Lagarde paie 0 $ d'impôts...". Et cela ne fait que quelques heures que l'information circule...

  • Nathalie André
    Par aragon 43
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    Lundi 28 mai 2012 1 28 /05 /Mai /2012 16:11

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    DEBAT SUR LES QUESTIONS DE L’ENERGIE LE VENDREDI 29 JUIN 2012

    VILLERS SAINT PAUL 18H30 PRECISES

    SALLE UWE BRAUN MAIRIE

    Avec la présence de Marie Claire CAILLETAUD

    27397_100001073386820_5524_n.jpg  

    Ingénieur d'EDF est dirigeante et porte-parole de la Fédération nationale des mines et de l'énergie CGT.

    Au moment où l’on discute de l’avenir des différentes formes d’énergie, il a semblé utile d’en débattre avec une responsable de ces questions et qui peut nous apporté l’éclairage nécessaire pour se faire une opinion politique sur des questions majeures pour notre développement industriel, notre indépendance énergétique, en les situant dans les enjeux non seulement nationaux ais aussi européens et mondiaux.

    Evidemment en prenant aussi en compte la question du nucléaire et de son avenir mais aussi des problèmes liés à la raréfaction de certaines sources énergétiques comme le charbon, le pétrole et le développement d’énergies nouvelles comme le solaire, l’énergie marémotrice etc.

    Donc un moment utile pour se faire une opinion.

    Rappel : notre association Bernard de la Sala est une petite université populaire, elle traite des idées communistes, elle est ouverte à ceux qui cherchent à dépasser ce système capitaliste qui ne peut répondre aux enjeux sociétaux d’aujourd’hui.

    ENTREE OUVERTE A TOUS

    Bernard Lamirand                                               Norbert Boulanger

    Président                                                              Secrétaire

     

    Par aragon 43 - Publié dans : politique - Communauté : les anti-capitalistes
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    Lundi 28 mai 2012 1 28 /05 /Mai /2012 09:09

    Gilles de Robien, futur directeur général du BIT : C’est inadmissible !

    Il y aurait de quoi rire si on ne se rappelle plus que ce dirigeant de droite, membre des gouvernements les plus antisociaux de la cinquième république, n’a jamais professé une grande foi pour le mouvement social.

    L’affaire qui a marqué sa ville, même s’il n’en fut pas le responsable direct, fut ce que l’on a appelé à juste raison l’affaire Barbier, un syndicaliste CGT tué par les forces dites de l’ordre.

    Je reprends une partie de l’hommage rendu en 2011 par le secrétaire général de l’UD CGT de la Somme ,Christophe Saguez, lors de l’inauguration d’une allée Lucien barbier à Amiens par la ville d’Amiens.

    Je le cite : « C’est la reconnaissance d’un homme, qui est décédé, il y a  23 ans et six mois, suite aux coups qui lui ont été portés par les forces de police, sous les ordres du Préfet et du Commissaire de l’époque.

    C’est le 6 novembre 1987 que ce  militant, syndicaliste de la CGT et communiste, a été tué au cours d’une action militante.

    Il manifestait pour le passage du TGV par Amiens. Il agissait contre les mauvais coups portés à l’industrie de son département, de sa région. Il militait pour le développement économique et social, pour le bien-être de la population picarde. Son combat reste plus que jamais d’actualité dans un contexte certes bien différent.

    Ce jour-là, face à un pouvoir plein de hargne, il a tenté d’entamer le dialogue. La réponse a été sauvage : Lucien a été matraqué et Lucien est tombé. Il est décédé 20 jours plus tard après un long coma ».

    Qu’a-t-il dit le maire d’Amiens de cette époque, De Robien ?   Ne faisait-il pas partie de cette droite au pouvoir ?

    En tous les cas il ne lui a pas rendu hommage en lui décernant une rue à Amiens.

    C’est une tâche indélébile qui rend indéfendable sa candidature quand on ne sait même pas honorer un militant mort pour ses convictions syndicales.

    Nous pourrions aussi longtemps épiloguer sur son rôle social comme maire de la ville d’Amiens ou comme ministre de la droite, il a fait partie de ce gouvernement Raffarin qui a détissé notre protection sociale et le droit à la retraite avec son ami Fillon.

    Rien que cela le discrédite pour être désigné à ce poste de responsabilité international sur le travail.

    Le voir devenir directeur général du Bureau International du travail est un contre sens  d’autant plus inadmissible que cette nomination est proposée par un président de la République de Gauche.

    Cet homme n’a pas un passé qui le rend crédible pour une telle mission et surtout pour donner à l’OIT une orientation sociale à la hauteur de l’enjeu en cette période de crise du système capitaliste qu’il a toujours défendu.

    Je demande à Hollande de retirer son soutien à cette candidature antisociale et de proposer la candidature d’un syndicaliste et pourquoi pas d’un syndicaliste CGT.

    Bernard LAMIRAND

    Par aragon 43 - Publié dans : syndicalisme - Communauté : Humeurs
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    Dimanche 27 mai 2012 7 27 /05 /Mai /2012 09:44

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    Par aragon 43 - Publié dans : Actualités - Communauté : Humeurs
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    Dimanche 27 mai 2012 7 27 /05 /Mai /2012 09:35

    383015 129605593824781 100003260241617 129585 419572038 n LA RETRAITE A 60 ANS

    Pourquoi faudrait-il travailler plus longtemps alors que des jeunes sont à la recherche d’un travail ?

    C’est cette phrase que je retiens d’une personne avec qui j’ai discuté hier en distribuant le matériel de campagne pour notre candidat Loïc Pen à Nogent sur Oise dans la 7 ème circonscription.

    Cet homme m’a donné son âge sans que je lui demande, il attend impatiemment sa retraite à 60 ans et compte l’avoir parce que qu’il a déjà ses trimestres cotisés :  il a 58 ans.

    Il attend que la gauche au pouvoir lui permette de partir à 60 ans.

    Mais cela concerne t’il seulement ceux qui ont travaillé tôt et auront leurs trimestres à 60 ans ?

    Cela ne concerne t’il pas plutôt tous les salariés que Sarkozy a obligé à poursuivre leur vie professionnelle jusque 62 ans pour ceux ayant le nombre de trimestres cotisés suffisants et jusqu’à 67 ans pour ceux, qui du fait de la précarité et du chômage, n’auront pas le nombre de trimestres nécessaires ?

    Je l’observais cet homme, un ouvrier faisant plus que son âge :  il travaille dans une petite entreprise m’a-t-il dit où les conditions de travail sont difficiles et je sentais bien son désir d’en finir au plus vite avec un travail qui l’use et l’a usé prématurément.

    Ce cas là n’est pas isolé, de nombreuses personnes attendent les 60 ans pour enfin pouvoir souffler et avoir droit à une vie plus libre où l’on peut profiter de quelques années de retraite dans de bonnes conditions.

    Dans de bonnes modalités  parce qu’en ce moment les répercussions d’un travail qui s’est dégradé du fait de la mise en concurrence des salariés pour produire dans les pires conditions entrainent de la souffrance au travail,  elle atteint les populations les plus âgées et l’espérance de vie en bonne santé recule, phénomène nouveau dans les pays les plus développés comme le nôtre.

    Une  étude vient de sortir  dans la presse de l’INED et je cite : Les Français vivent moins vieux en bonne santé, a indiqué hier l’Institut national des études démographiques (Ined). Certes, dans l’Hexagone, l’espérance de vie est en progression, surtout chez les femmes (85,3 ans contre 84,8 en 2008), loin devant les hommes (78,2 ans contre 77,8 ans en 2008). Mais « l’espérance de vie sans incapacité » (Evsi), elle, baisse légèrement. Celle des hommes est passée de 62,7 ans à 61,9 ans entre 2008 et 2010 ; et de 64,6 ans à 63,5 ans pour les femmes, relève l’Ined. Selon les chiffres de l’Insee, l’espérance de vie en bonne santé avait entamé sa légère baisse dès 2006.

    La tendance française rejoint celle d’autres pays européens qui ont comme elle des espérances de vie élevées, note l’Ined, qui a compilé et étudié les données des 27 pays européens.

    Cette évolution vers une santé qui se dégrade est la résultante d’un travail avec des pénibilités nouvelles et qui touche au plus profond l’individu, notamment sa santé mentale.

    C’est en outre le résultat de l’appauvrissement de la population, de la précarité dans laquelle elle évolue et évoluera si ces conditions de vie et de travail continuent de se dégrader.

    Quand on remarque que les plus fragiles, ceux qui ont un travail précaire, ceux qui chôment, ceux qui vivent sous la menace de la compétitivité à tout prix, ceux qui doivent accepter les bas salaires sont les premiers atteints, qu’ils réduisent leurs dépenses de santé, qui ne soignent plus leur dentition, qui mange faute de moyens que des sandwichs et encore, il est à craindre que les populations qui vont entrer plus tardivement à l’âge de la retraite seront particulièrement en mauvais état de santé.

    Un recul ou plutôt un retour à une vieillesse impotente, voilà ce que cette société capitaliste nous prépare et nous ramène.

    Chacun a en mémoire les conditions de générations qui nous ont précédées avant guerre et que dans notre jeunesse nous avons quelque peu côtoyé et qui vivaient quelques années de retraites dans des conditions grabataires pour un certain nombre d’entre elles.

    Croizat, ministre de la Sécurité sociale, les as sorti de cette misère à la libération, par une retraite solidaire et ensuite nous l’avons amélioré pour permettre à chacun de profiter de la vie ; c’est ce qui est aujourd’hui remis en cause si l’insécurité sociale s’installe et si l’homme et la femme sont bafoués par cette hystérie compétitive du capital qui nous ramène à des descriptions à la Zola dans les conditions du procès du travail d’aujourd’hui.

    Il faut revenir à la retraite à 60 ans immédiatement pour tous et à 55 ans pour les professions pénibles.

    On rétorque que notre pays n’a plus les moyens de la financer mais quelle honte de dire cela au moment où l’argent coule à flot pour le capital et les banques.

    En 1945, dans un pays complètement détruit, Croizat et ses camarades ont apporté la preuve que l’on pouvait créer la Sécurité sociale et mettre en place la retraite solidaire et par répartition.

    Alors Président Hollande, ne vous laisser pas attendrir par les discours emberlificoteurs du patronat et de cette bourgeoisie dont le coût de la rémunération de celle-ci en tant qu’actionnaires est une charge insupportable pour l’intérêt général.

    Vous êtes au pied du mur et c’est là que l’on voit le maçon : celui qui a du bon ciment pour refaire le construction où celui qui mettra quelques plâtres pour cacher les lézardes.

    Ne cachez pas les lézardes par un texte insuffisant, refaites la construction, mettez la à hauteur de 60 ans pour tous.

    A bon entendeur salut.

     

    Bernard Lamirand

    Par aragon 43 - Publié dans : syndicalisme - Communauté : Humeurs
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    Samedi 26 mai 2012 6 26 /05 /Mai /2012 08:56

    LE SMIC A 1700 EUROS

    C’est la première mesure que devrait prendre un gouvernement qui se dit de gauche.

    Evidemment, le Medef poussera des cris d’orfraies, lui qui a raflé la mise depuis plusieurs décennies en s’accaparant de la plus value créée par le travail salarié.

    N’oublions pas que la part consacrée à la rémunération des actionnaires a plus que doublé en trente ans. Aujourd’hui, 36% des profits sont directement versés aux actionnaires.

    Par contre, depuis 1996, le salaire net médian (1548 euros mensuels) n’a augmenté que de 3,7% alors que sur la même période, le PIB par habitant a augmenté de 20%.

    Qui a profité sinon le capital.

    Plus généralement les salariés ont vu reculé leur salaire de près de 10 point dans le PIB depuis la période la plus haute , celle des années 75.

    Il s’agit donc d’un acte de justice, celui de rémunérer le travail seul créateur de richesse.

    Le Smic à 1700 euros bruts est donc une mesure de rattrapage.

    C’est la récupération du vol des actionnaires.

    Cette mesure, est-il dit, entrainerait des effets négatifs dans les grilles de salaires en ratatinant celles-ci  vers le bas.

    Le SMIC doit être considéré comme le début de carrière, le minimum de la qualification requise pour occuper un emploi prévu dans telle ou telle convention collective, il faudra donc aussi faire bouger les autres niveaux de la grille.

    Cela suppose une négociation des branches concernées que le gouvernement devrait décider lors de sa rencontre avec les organisations syndicales.

    Quand à dire qu’un SMIC plus élevé que celui actuellement en cours rapprocher        ait trop le Smic des autres niveaux au point de casser ces niveaux, il ne faut quand même pas se foutre du monde ; qui a fait en sorte que les exonérations de cotisations sociales ont joué ce rôle de trappe à bas salaires sinon que le MEDEF et les gouvernements qui se sont succédés depuis plusieurs décennies, gauche comprise.

    Le fait d’exonérer jusqu’à 1,6 smic les cotisations dites patronales a amené les patrons à embaucher des salariés de niveaux plus élevés au SMIC pour bénéficier de ces exonérations qui devaient servir pour encourager l’emploi et qui ont surtout encouragé le capital à payer moins les qualifications des salariés.

    Donc, le SMIC, est l’outil de la croissance, celle-ci permettra de relancer l’industrie, de payer les retraites par des rentrées plus importantes de cotisations sociales :  c’est remettre la machine à créer des richesses en route.

    Quand Chérèque de la CFDT dit que la réévaluation du SMIC autour de 1.700 euros bruts est un objectif  « inatteignable » et que l’évolution du SMIC doit être liée à la croissance , Chérèque oublie de dire que c’est cet écart que j’ai indiqué précédemment qui provient justement d’un non ajustement des croissances précédentes dans le SMIC.

    Le rattrapage est donc justifié comme il est totalement erroné de la part de Chérèque de considérer que « 1700 euros, c’est inatteignable », les résultats engrangés par le capital, les dividendes distribués, les stocks options remis  aux dirigeants montrent que l’argent existe pour rémunérer le travail en le récupérant sur la rémunération du capital qui est une charge et d’un coût exorbitant pour le devenir de notre économie et de nos industries.

    En 1968, le SMIG a été augmenté d’un seul coup de 35% en une nuit par les accords de Grenelle et cela n’a entraîné  aucune ruine des entreprises, bien au contraire celles-ci virent une demande plus importante de produits pour répondre aux besoins.

    Il faut donc un nouveau Grenelle, celui- qui remet en avant le salaire comme élément essentiel pour le bien être de la population.

    Un bien être pour l’intérêt général qui remplace le bien être des actionnaires et des bandits de la fortune qui ont prospérés ces derniers temps et particulièrement sous le mandat de Sarkozy.

     

    Bernard LAMIRAND

    Par aragon 43 - Publié dans : Actualités - Communauté : les anti-capitalistes
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    Vendredi 25 mai 2012 5 25 /05 /Mai /2012 18:11

    UN ARTICLE DE RUE 89 EDIFIANT

     

    Hénin-Beaumont : dans la glu des amours clandestines entre PS et FN

    Arretsurimages.net"
    Daniel Schneidermann | Fondateur d'@rrêt sur images


    Un manège à Hénin-Baumont (Arrêt sur images)

    Passons aux choses sérieuses. Depuis mercredi, on dresse sur les places de Hénin-Beaumont les attractions de la ducasse. Autotamponneuses, grand huit et barbe à papa : on va enfin s’étourdir d’autre chose que de scandales. Les camarades communistes l’ont gentiment expliqué à Mélenchon à son arrivée : pas question de prévoir des meetings le jour de la ducasse, de la fête des mères, et des communions. Après un moment de surprise républicaine et laïque, il paraît que l’ovni l’a accepté. Ça vaut mieux pour lui.

    Les Heninois, depuis toujours, ont des distractions connues d’eux seuls. N’essayez pas de comprendre, vous n’y parviendrez pas. Eux non plus, d’ailleurs, enfin pas toujours. Depuis dix ans, par exemple, les socialistes locaux s’amusent avec un drôle de fusil : le Front national. C’est un fusil qui ne tire pas droit, et se retourne même contre le tireur. Comme à la foire, on ne gagne jamais, mais c’est tellement irrésistible !

    Le FN, ce fusil vicieux

    Voici le déroulement habituel. Prenez des élus socialistes, dans une ville minière sinistrée. Donnez-leur tous les pouvoirs, local, départemental, régional. Faites les bouillir dans une marmite de haine, de toute-puissance, et de corruption. Sur ce fumier, faites croître et embellir une section FN. Que croyez-vous qu’il arrivera ? Que les socialistes ennemis vont se réconcilier, s’unir contre l’ennemi commun ?

    C’est tout le contraire, qui s’est passé à Hénin-Beaumont. Le FN, ce parti sulfureux, infréquentable, contre lequel les chefs socialistes nationaux n’avaient pas de mots assez durs, pas de « pacte républicain » assez ferme, le FN a successivement été utilisé par tel ou tel clan socialiste, officiel, dissident, ou néo-dissident, contre le clan concurrent. Les mêmes qui l’insultaient en public le cajolaient en douce. Tous ont tenté d’utiliser le fusil vicieux contre les chers frères ennemis. Et jusqu’à maintenant, l’arme s’est toujours retournée contre eux.

    Pizza party conspirative

    Quelques épisodes. Avant les élections municipales de 2008, France 3 Nord organise un débat entre les quatre principales listes. Socialistes dissidents et frontistes ont un intérêt objectif : battre le maire sortant, Gérard Dalongeville, contre lequel s’accumulent rumeurs et rapports alarmants de la chambre régionale des comptes. Les anti-Dalongeville organisent donc une réunion secrète pour conclure un pacte de non-agression, afin d’écraser sur le plateau de France 3 Marie-Noëlle Lienemann, qui y représentera le maire sortant (France 3 a souhaité « un débat de femmes », histoire d’opposer Lienemann à Le Pen). Les socialistes dissidents se retrouvent donc, autour d’une pizza party conspirative, avec l’état-major lepéniste. Et le débat, comme convenu, tourne à la curée générale anti-Lienemann.

    Dalongeville est néanmoins réélu. Il faut dire qu’il y a mis le prix : 250 CDD ont été opportunément signés par la mairie à des électeurs, leurs papas, leurs mamans ou leurs cousins, qui arrivent à échéance quelques jours après le scrutin. Deux listes battues déposent donc un recours en annulation. Le Front national, bien entendu. Mais aussi les socialistes dissidents, regroupés dans une « Alliance républicaine ». Qui le rédige, secrètement ? L’omniprésent chef de cabinet de Marine Le Pen, Bruno Bilde, opportunément titulaire d’un master de droit. Homme dont les compétences ne sont pas seulement intellectuelles, d’ailleurs : à cette époque, il prête aussi la main au déménagement de la section socialiste, expulsée de ses locaux par la Fédération du Pas-de-Calais (elle n’a d’ailleurs toujours pas été reconstituée). « Avec les socialistes, on a souffert ensemble », se souvient-il.

    « La plus grosse erreur de ma vie politique »

    C’est l’époque des amours clandestines, entre Bilde et les chefs des socialistes anti-Dalongeville. A plusieurs reprises, Bilde est aperçu sortant du domicile de l’un d’entre eux. « Je distribuais des tracts dans les boîtes aux lettres », explique le visiteur sans rire.

    Tenaillée par le remords, la socialiste dissidente Christine Coget, celle qui avait participé à la réunion préparatoire de France 3 – et qui est passée au MoDem – finira par soulager sa conscience et, contre les sommations d’omerta de son camp, révéler l’existence de la réunion secrète. Ce qui n’empêchera pas, ultérieurement, Marine Le Pen de lui lancer au conseil municipal : « Vous étiez plus aimable lorsque nous mangions des pizzas ensemble. » On ne dîne pas impunément avec le Front National. « Cette réunion a été la plus grosse erreur de ma vie politique », reconnaît-elle aujourd’hui.

    Ce ne sont pas seulement les anti-Dalongeville, qui ont tenté d’épauler le fusil FN. Quelques années plus tôt, Dalongeville en personne s’y était aussi brûlé les mains.


    Steeve Briois distribue des tracts de campagne pour les cantonales, le 24 mars 2011 à Hénin-Beaumont (Philippe Huguen/AFP)

    C’est l’affaire du Babou. Alors chef de cabinet de son prédecesseur, Pierre Darchicourt, Dalongeville était logiquement désireux de le dézinguer. Il demande donc un jour un rendez-vous discret à Steeve Briois, âme du FN dans la ville. A Hénin-Beaumont, se rencontrer discrètement est chose difficile. Aussi les deux hommes conviennent-ils de se retrouver sur le parking du Babou, grande surface dédiée aux arts de la maison, située entre La Halle aux chaussures et Kiloutou, dans la zone commerciale, à quelques opportuns kilomètres du centre-ville. A minuit, sur l’immense parking où pourraient facilement se tenir une dizaine de ducasses, on peut y espérer une certaine discrétion.

    La Voix du Nord cambriolé


    Babou à Hénin-Baumont (Arrêt sur images)

    « Tu as raison, dit alors Dalongeville à Briois, le PS est une mafia. Je préfère que tu sois le prochain maire de Hénin-Beaumont. » Et de proposer au frontiste de l’alimenter en documents compromettants sur l’équipe en place. Mais sous ses airs de Dany Boon, Briois est un homme précautionneux : il a enregistré la conversation au dictaphone. Au conseil municipal suivant, quand Dalongeville allume Briois comme à l’accoutumée, ça ne manque pas : « Ce n’est pas ce que vous me disiez, l’autre nuit, sur le parking du Babou », balance Briois. Sidération du conseil. Mouvements divers sur les bancs de la presse locale. Par provocation, Briois clame même qu’il a donné à La Voix du nord l’enregistrement du rendez-vous fatidique.

    Au comble de l’inquiétude, Dalongeville (qui n’a pas donné suite à la demande d’entretien d’@si) cuisine Pascal Wallart, inamovible chef d’agence du quotidien : détient-il bien la sulfureuse cassette ? Wallart (qui l’a écoutée, mais ne l’a pas) fanfaronne et élude. Quelques jours plus tard, les locaux de La Voix du Nord sont cambriolés. « On ne nous a piqué que des cassettes et des CD gravés », se souvient Wallart. Un des hommes de main de Dalongeville, lâché par le maire, confessera quelques années plus tard être l’auteur du cambriolage. Bilde :

    « On le connaissait bien. C’est le même qui quelque temps plus tôt avait fouillé, sur ordre du maire, les poubelles de Steeve. »

    L’étau infernal des corrompus et des frontistes


    Conférence de presse de Philippe Kemel : « Quand la passion vous submerge ! » Photo de la presse locale (Arrêt sur images)

    Dalongeville déboulonné – il attend aujourd’hui son procès pour détournement de fonds publics, corruption, faux, etc – le FN aux portes de la mairie, croit-on les réjousissances terminées ? Non. Aujourd’hui encore, tous déploient une énergie considérable à s’entre-reprocher d’avoir servi Dalongeville. Ce qui n’est pas faux : tous l’ont servi avant de le lâcher, ou d’être démis par lui. Même s’ils font bonne figure pour la photo sous les railleries de la presse locale tous se sont entre-accusés de tricheries. Tous ont été en procès les uns contre les autres – Hénin-Beaumont est une rente à avocats. Certains ne demandent pas mieux que de continuer à jouer.

    D’autres veulent croire que Hénin-Beaumont peut échapper à la glu du passé. La perspective d’un procès Kucheida dans la circonscription voisine, les promesses de l’ère Hollande... On se raccroche à ce qu’on peut. Mais comment échapper à l’étau infernal des corrompus et des frontistes ? Pervers miracle de la Pentecôte : voici que tombe du ciel un beau fusil tout neuf, avec une cravate rouge. Bienvenue à la ducasse, Jean-Luc Mélenchon !

    Par aragon 43
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