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EFFET PAPILLON

DEBAT SUR LES QUESTIONS DE L’ENERGIE

LE VENDREDI 29 JUIN 2012

VILLERS SAINT PAUL 18H30 PRECISES

SALLE UWE BRAUN MAIRIE

Avec la présence de Marie Claire CAILLETAUD

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Ingénieur d'EDF est dirigeante et porte-parole de la

Fédération nationale des mines et de l'énergie CGT.

LE TRAVAIL: LEQUEL ET POUR QUI ??

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VIDEO ET LIVRES

Mme Carbon, ancienne maire communiste de Saint-Leu d'Esserent (60) Un entretien avec une vieille femme, aujourd'hui décédée, qui fut plusieurs dizaines d'années maire communiste de cette petite ville de l'Oise. Elle nous parle de son ancêtre membre de la Commune de Paris, de la guerre de 14-18, de son action dans la Résistance française qui n'a pas attendu, pour être active, le 22 juin 1941…

 

 

 

REGARDEZ CELA  ET DEVENEZ COMMUNISTES


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Pour une santé et une protection sociale solidaires

 

Analyses et Propositions, sous la direction de Jean-Luc Gibelin, préface de Pierre Laurent.

Cet ouvrage collectif, préfacé par Pierre Laurent, a été dirigé par Jean-Luc Gibelin, animateur de la Commission nationale Santé & Protectionsociale du PCF.

Oui, une autre politique de santé et de protection sociale est possible, qui replace l’humain au cœur du dispositif. Cet ouvrage le prouve.Il ne prétend pas tout aborder, tout résoudre. D’importants domaines restent encore à explorer. Mais en le publiant, nous entendons faciliter et élargir la réflexion collective. Et pour enrichir cette dernière, nous avons besoin de vos contributions. Des pages vous ont été réservées à la fin de l’ouvrage pour y noter vos avis que nous vous demandons de nous adresser.

HUMOUR ET COMPTEURS

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" Le Front national démasqué"

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Jeudi 19 avril 2012 4 19 /04 /Avr /2012 14:42
Mercredi 18 avril 2012   article de Canaille le Rouge

 

 

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Je vous passe le lien avec l'article de l'ami Jean Levy sur l'anniversaire de la sortie du premier numéro de l'Humanité lien.


Ce journal n'était pas alors "le Journal de Jaurès"  mais le "journal socialiste quotidien", plus en phase avec les idées, les choix et les pratiques politiques et journalistiques de son fondateur que celles de ceux qui substituèrent cette nouvelle appellation pour abandonner la référence au communisme, héritier majoritaire du Parti socialiste de Jean Jaurés.


Le journal de la lutte contre les guerres coloniales, celui du combat contre la non intervention pour l'Espagne républicaine, le combat contre les munichois qui feront les maréchalistes. Celui clandestin diffusé quand d'autres poursuivaient leur dérive en arpentant les allées de Vichy avant de se précipiter passé Stalingrad du côté de Londres ou Alger voir au soleil de l'empire loin des lieux des combats. 


Le journal censuré par la 4ème et la 5ème république pour soutien aux luttes de libérations des peuples, de soutien sans faille aux luttes sociales.


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Je vous parle d'un Huma 

que les moins de 20 ans 

Auront du mal à connaitre.


Tant ses titres parfois

Pour coller au moment

tourne le dos à la fenêtre

Et le monde ne voit pas.

 

Relisez l'édito Signé Jean Jaurès pour ce numéro 1 :

 

"Le nom même de ce journal, en son ampleur, marque exactement ce que notre parti se propose. C’est, en effet, à la réalisation de l’humanité que travaillent tous les socialistes. L’humanité n’existe point encore ou elle existe à peine. À l’intérieur de chaque nation, elle est compromise et comme brisée, par l’antagonisme des classes, par l’inévitable lutte de l’oligarchie capitaliste et du prolétariat. Seul le socialisme, en absorbant toutes les classes dans la propriété commune des moyens de travail, résoudra cet antagonisme et fera de chaque nation enfin réconciliée avec elles-mêmes une parcelle d’humanité.

De nations à nations, c’est un régime barbare de défiance, de ruse, de haine, de violence qui prévaut encore.

Même quand elles semblent à l’état de paix, elles portent la trace des guerres d’hier, l’inquiétude des guerres de demain : et comment donner le beau nom d’humanité à ce chaos de nations hostiles et blessées, à cet amas de lambeaux sanglants ? Le sublime effort du prolétariat international, c’est de réconcilier tous les peuples par l’universelle justice sociale. Alors vraiment, mais seulement alors, il y aura une humanité réfléchissant à son unité supérieure dans la diversité vivante des nations amies et libres. Vers ce grand but d’humanité, c’est par des moyens d’humanité aussi que va le socialisme. À mesure que se développent chez les peuples et les individus la démocratie et la raison, l’histoire est dissipée de recourir à la violence. Que le suffrage universel s’affirme et s’éclaire ; qu’une vigoureuse éducation laïque ouvre les esprits aux idées nouvelles, et développe l’habitude de la réflexion ; que le prolétariat s’organise et se groupe selon la loi toujours plus équitable et plus large ; et la grande transformation sociale qui doit libérer les hommes de la propriété oligarchique, s’accomplira sans les violences qui, il y a cent dix ans, ensanglantèrent la Révolution démocratique et bourgeoise, et dont s’affligeait, en une admirable lettre, notre grand communiste Babeuf.

Cette nécessaire évolution sociale sera d’autant plus aisée que tous les socialistes, tous les prolétaires, seront plus étroitement unis. C’est cette union, que tous ici, dans ce journal, nous voulons travailler. Je sais bien quel est aujourd’hui, dans tous les pays, l’âpreté des controverses et des polémiques contre les socialistes. Je sais quel est le conflit des méthodes et des tactiques ; et il y aurait enfantillage à prétendre couvrir ces oppositions d’une unité extérieure et factice. L’union ne peut naître de la confusion. Nous défendrons toujours ici, en toute netteté et loyauté, les méthodes d’action qui nous semblent les plus efficaces et les plus sûres. Mais nous ne voulons pas aggraver, par l’insistance des controverses et le venin des polémiques, des dissentiments qui furent sans doute inévitables, et que le temps et la force des choses résoudront certainement. Socialistes révolutionnaires et socialistes réformistes sont avant tout, pour nous, des socialistes. S’il est des groupes qui, ça et là, se laissent entraîner par passion sectaire à faire le jeu de la contre-révolution, nous les combattrons avec fermeté. Mais nous savons que dans les deux fractions socialistes, les dévouements abondent à la République, à la pensée libre, au prolétariat, à la Révolution sociale. Sous des formules diverses, dont quelques-unes nous paraissent surannées et par conséquent dangereuses, tous les socialistes servent la même cause. Et l’on verra à l’épreuve que, sans rien abandonner de nos conceptions propres, nous tâcherons ici de seconder l’effort de tous.

../..

Mais tout cela ne serait rien et toute notre tentative serait vaine ou même dangereuse si l’entière indépendance du journal n’était point assurée et s’il pouvait être livré, par des difficultés financières, à des influences occultes. L’indépendance du journal est entière. Les capitaux, dès maintenant souscrits, sont suffisants pour nous permettre d’attendre le développement espéré du journal. Et ils ont été souscrits sans condition aucune. Aucun groupe d’intérêts ne peut directement ou indirectement peser sur la politique de l’Humanité. De plus, nous avons inscrit dans les statuts que l’apport de travail fait par les collaborateurs du journal serait représenté par des actions appelées " actions d’apport " qui permettent à la rédaction et à la direction politique de faire équilibre dans la gestion de l’entreprise aux actions en numéraire. C’est, dans la constitution de notre journal, une garantie certaine d’indépendance. C’est à mon nom, comme directeur politique représentant la direction, que se sont inscrites ces actions d’apport. Ai-je besoin de dire que ce n’est là une spéculation ni de ma part, ni de la part de mes collaborateurs ? D’abord, les actions d’apport ne recevront une part quelconque de bénéfice que lorsque les actions représentant le capital en numéraire, celles qui ont été déjà souscrites et celles qui le seront plus tard, auront reçu un dividende de six pour cent. Mais surtout, par une lettre annexée à mon contrat de direction, je remets d’avance au conseil d’administration, composé d’hommes choisis parmi nos amis, les bénéfices éventuels qui pourraient ressortir aux actions d’apport, il devra en disposer pour développer le journal, pour améliorer la condition de tous les collaborateurs et pour contribuer à des ouvres de propagande socialiste et d’organisation ouvrière. Dans ces conditions, quand l’heure sera venue pour nous d’accroître le capital du journal, c’est en toute confiance que nous ferons un appel public à la démocratie et au prolétariat. Faire vivre un grand journal sans qu’il soit à la merci d’autre groupe d’affaires, est un problème difficile mais non pas insoluble. Tous ici, nous nous donnerons un plein effort de conscience et de travail pour mériter ce succès : que la démocratie et le prolétariat nous y aident."


Par aragon 43 - Publié dans : communisme - Communauté : Humeurs
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Jeudi 19 avril 2012 4 19 /04 /Avr /2012 09:03

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LE VOTE MELENCHON : UN VOTE DE CLASSE

Chacun sait, sur mon blog, pour ceux qui me lisent, que j’avais marqué ma préférence pour un candidat communiste pour les présidentielles avec l’idée qu’il mène une campagne pour remettre du communisme dans ce pays et en même temps travailler à ce que le peuple prenne ses affaires en main, notamment en en finissant avec cette 5eme république héritage de De Gaulle et d’un coup d’état de la réaction et de cette extrême droite.

Je ne le regrette pas mais depuis le choses ont bougé.

Le Front de gauche, entretemps, est venu apporté une démarche qui tend à aller dans ce sens.

Il agrège un peuple de gauche plus radical qui veut un vrai changement pour se sortir de l’ornière social-démocrate détenant la clé de l’accès au pouvoir pour la gauche toute entière.

Tant mieux.

 Une condition :  celui-ci doit rester un Front où la diversité des forces progressistes s’expriment et existent à égalité de droit et de devoir.

La campagne qui est en cours et qui va se poursuivre après les présidentielles avec les législatives montre qu’une construction est en cours pour changer la donne dans ce pays et même en Europe.

Reprenant une citation d’un grand patron du CNPF disant on ne fait pas la même politique avec un PCF à 20 %  qu’à 5 %. Ici, avec 15 % et plus, on créait les conditions d’une irruption du mouvement social dans la société et dans les processus politiques décisionnelles de la bourgeoisie.

Toute une stratégie politique, celle du néo-libéralisme, peut s’effondrer sous les coups de boutoirs de peuples qui se sortiraient ainsi des pratiques austéritaires toujours en phase pour redresser le taux de profit et la montée du Front de Gauche est regardée bien au delà de nos frontières.

L’idée de partage revient en force, l’idée d’un nouveau programme politique de progrès, tel celui du  Programme du Conseil National de la résistance retentit dans les têtes : bref l’idée de prendre le pouvoir en tant que citoyen plait et se diffuse.

Les pouvoirs actuels sont pilonnés par cette démarche qui dépasse le « indignez-vous de Stéphane Hessel », ce n’est plus le révoltez-vous mais c’est « on prend le pouvoir par notre bulletin de vote et par nos luttes ».

Voilà pourquoi, un air frais circule en ce moment, pour changer les choses comme on dit et des choses qui ne sont pas rien : c’est confier la politique au peuple directement.

Le vote Mélenchon, celui d’un homme qui surprend par sa franchise, son honnêteté, sa dimension humaine et désintéressée, est apprécié par le peuple et cela redonne l’envie de faire de la politique me disait un travailleur lors d’une distribution de tract.

Pas simplement une envie, plus encore de redonner des repères à cette idée communiste de transformation de la société, d’une société qui se débarrasse de ses haillons capitalistes.

Le vote Mélenchon de dimanche prochain est un vote de classe.

Plus il sera élevé, plus les choses évolueront en faveur des travailleurs et plus les solutions d’accompagnement de la crise reculeront.

C’est le score aux présidentielles, aux législatives, le lien avec les luttes qui feront en sorte que le Front des gauche et ses différentes composantes dont celle des communistes (PCF), pèseront sur les pouvoirs qu’ils soient politiques, économiques, sociétales.

Nul doute, que l’enjeu est là et qu’il ne se mesurera pas cette fois-ci au nombre de ministres du Front de Gauche dans un gouvernement si la gauche l’emporte mais bien par un rapport de force conséquent et sans cesse alimenté par le peuple de gauche, par les travailleurs, par les communistes en particulier pour que de réels changement aient lieu.

Le vote Mélenchon en est la première marche, ne la loupons pas, c’est un vote de classe, c’est un vote pour que l’humain l’emporte sur les force de l’argent.

Bernard LAMIRAND

Par aragon 43 - Publié dans : communisme - Communauté : les anti-capitalistes
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Lundi 16 avril 2012 1 16 /04 /Avr /2012 21:59
Réunies en intersyndicale, le 16 avril, les les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires et Unsa affirment leur volonté de faire du 1er Mai 2012, une journée de solidarité internationale du monde du travail, une forte journée de mobilisation en faveur du progrès social.

Dans cette période de crise en France et en Europe, les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, Unsa affirment leur volonté de faire du 1er Mai 2012, journée de solidarité internationale du monde du travail, une forte journée de mobilisation, de manifestations et d’expressions revendicatives pour :

  • faire entendre les priorités sociales et les préoccupations des salariés, des demandeurs d’emploi, des jeunes et des retraités, en France et en Europe ;
  • exprimer la défense des droits fondamentaux et des libertés partout dans le monde ;
  • faire reculer la xénophobie, le racisme et l’antisémitisme.

Dans beaucoup de pays européens, les populations subissent des politiques d’austérité et des réformes réduisant les droits des travailleurs et leur protection sociale.

La crise ne peut être le prétexte pour remettre en cause nos systèmes sociaux. Il faut une véritable politique de croissance, prenant en compte les enjeux écologiques, qui passe par l’amélioration du pouvoir d’achat et la création d’emplois.

La pression sur les salaires et l’assouplissement des règles de licenciement ne peuvent que fragiliser la croissance économique.

S’il y a un manque de compétitivité des entreprises, elle est notamment due à la rémunération excessive  du capital au détriment de l’investissement dans l’emploi, la formation, la recherche et l’innovation.

En ce 1er mai, nous voulons faire écho aux revendications portées par les salariés dans cette période de crise :

  • priorité à l’emploi, en particulier des jeunes, alors que le nombre de chômeurs ne cesse d’augmenter depuis de longs mois et que les restructurations, les licenciements et les fermetures d’entreprises sont le quotidien de nombreux salariés,
  • lutte contre la précarité qui touche un nombre croissant de salariés, en particulier jeunes et femmes, et provoque des situations de pauvreté intolérables ;
  • la promotion des salaires et du pouvoir d’achat doit être une priorité. Il n’y a aucune raison de laisser les inégalités salariales perdurer, notamment entre les femmes et les hommes.

Nous réaffirmons avec le syndicalisme européen notre opposition à ces politiques et au nouveau traité qui, en faisant l’impasse sur la croissance, ne fera que renforcer l’austérité et la crise.

Nous voulons dans les mobilisations du 1er mai réaffirmer le besoin d’une Europe solidaire affirmant sa dimension sociale, ce qui impose de :

  • développer les droits des salariés et assurer des services publics de qualité,
  • mettre un terme à la concurrence sociale et fiscale entre pays de l’Union européenne qui tire les garanties des travailleurs vers le bas. Il faut une autre répartition des richesses et mettre un terme à la spéculation financière,
  • faire respecter la place et le rôle de la démocratie sociale, de la négociation collective et du dialogue social.

La CFDT, la CGT, la FSU, Solidaires et l’Unsa appellent leurs organisations à se rencontrer dans les territoires pour déterminer les modalités concrètes d’organisation des initiatives et manifestations du 1er Mai sur ces objectifs.

 
Le 16 avril 2012
Par aragon 43 - Publié dans : syndicalisme
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Lundi 16 avril 2012 1 16 /04 /Avr /2012 20:56
Par aragon 43
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Dimanche 15 avril 2012 7 15 /04 /Avr /2012 19:56

LE VOTE MELENCHON PLUS QUE JAMAIS

Après le formidable rassemblement à Marseille, devant plus de 120000 personnes enthousiastes à l’idée qu’enfin la vraie gauche est en mesure de jouer un rôle majeur dans une élection présidentielle pour changer la donne et y compris de république, cet après-midi, nous avons eu droit aux rassemblements de la Concorde avec Sarkozy et de Hollande à Vincennes.

Le coté populaire et de liesse que l’on a vu à la Bastille et à Marseille, comme à Lille et à Toulouse, n’était vraiment pas de la partie et tout semblait être réglé comme du papier à musique.

Je ne m’attarderai pas trop sur le candidat de la sociale-démocratie, sinon pour dire que son discours de rassemblement ne visait en quelque sorte qu’à essayer de récupérer des voix sur le candidat du Front de Gauche en prononçant  l’idée d’un vote utile, utile pour lui et surtout pour ne pas à avoir à modifier son projet, qui est celui d’un parti social-démocrate s’abritant avec un parapluie social-libéral troué de toute part face au concert austéritaire du capitalisme financier et auquel ses frappes ressemblent davantage à des tapes plutôt qu’à un uppercut au foie capitaliste.

Son unique souci était de faire en sorte que la marée montante du Front de Gauche soit endiguée et il avait trouvé, pour mettre quelques sacs de sable, que l’apostat Hue qui ne peut qu’inciter des camarades  encore indécis à rejoindre le flot bouillonnant du Front de gauche.

Au même moment, à droite, à la Concorde, dans les quartiers résidentiels de la bourgeoisie et de l’énarchie, Sarkozy discourait en prenant à témoin les grands hommes de la France comme Voltaire, Victor Hugo etc.  Là où en on avait coupé la tête de Capet, peut-être le 6 mai la sienne, mais au sens figuré bien sûr. Ces grands écrivains ont dû se retourner dans leur tombe au Panthéon en entendant cette vieille France pétainiste les invoquait.

Il était près de 100000 disaient les commentateurs aux ordres, à mon avis bien moins, c’était un rassemblement comme l’aime la droite :  tout était planifié, organisé, les présents requis étaient parqués par rangées, comme un régiment à l’appel dans un ordre impeccable pour écouter « le chef » défendant cette France des riches auquel il a tant rendu service en 5 ans, sa fin de discours était une vraie supplique : « aidez-moi… » on aurait pu entendre aussi « aimez-moi… » .

Aidez-moi  à piquer dans les poches des pauvres et des travailleurs pour sortir le capital de sa crise, voilà la devise tenue.

Oui, nous n’étions pas à Marseille mais à la Concorde, donc pas de bain de foule, simplement des poignées de mains à des comparses ou à quelques égarés ;  poignées de mains au-dessus des balustrades mises en place pour disposer en ligne les défenseurs de la bourgeoisie et du fric.

IL voulait, disait les perroquets de la télévision, une majorité silencieuse du type de celle qui avait, la trouille au ventre, défilé aux champs Elysées attroupant près d’un million de pétochards  en mai 68 pour soutenir De Gaulle : Sarkozy n’a rassemblé que quelques dizaines de milliers de sustentés du quinquenat.

Deux rassemblements qui ne sont pas de nature à ralentir la progression du « Front de Gauche » mais nous pouvons discerner qu’ils avaient tous deux une peur bleue d’un score dépassant les 20 % de Mélenchon.

Mélenchon et le Front de gauche ont réussi ce dimanche un autre meeting à Pau, une ville et un département tenus par le parti socialiste en réunissant plus de 6000 personnes dans cette ville, ce qui est une prouesse.

Alors, tout est permis, et le match est bien celui d’un rapport de force Front de gauche permettant un vrai changement et une politique qui nous sort des clous de l’Europe du Capital.

Plus de 20 % et plus, pourquoi pas, c’est de nature à ce que les cartes du  vrai changement à gauche soit sur la table comme des atouts à abattre face aux jeux des austéritaires.

Bernard LAMIRAND

Par aragon 43 - Publié dans : politique - Communauté : Humeurs
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Dimanche 15 avril 2012 7 15 /04 /Avr /2012 08:52

Un article de mon camarade Canaille le Rouge et qui vaut réponse à ceux qui ont imposé la terreur, celle du capital et dont l'exemple le plus sanguinaire en France fut celle des exécutions des communards. Parisot en est l'héritière comme son comparse Sellière.  Bernard LAMIRAND

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Lettre ouverte à toutes celles et tout ceux, de Laurence Parisot à Michel Onfray en passant par Jean Marine le pen et autres plumitifs activitistes ou sédicieux qui caquettent autour des prétendus pics sanglants dont ils se prétendent menacés dès que le peuples dit qu'il veut être souverain, à tous ceux qui hurtent à la mort quand l'actualité convoque l'Histoire et singulièrement la révolution de 1789.

Haro sur Robespierre, c'est leur sainte coalition. Si La canaille derrière Maximilien ne peut pas y voir Mélenchon, il mesure que l'idée de peuple qui pour certain leur renvoit cette image met en transe l'établishment et ses prébendes.

Le peuple de Paris l'appelait l'incorruptible. Qui parmi vous peut tenter d'y prétende ?  

St Just qui trouvait que le bonheur était une idée juste et nouvelle dans une Europe qui n'est pas celle qu'ils nous projettent était de la même trempe.

La Canaille, qui en sera surpris, fait le Choix de Robespierre :

Plus de deux cents ans plus tard, valets de Koblenz, Brunswickards chromosomiques ou suceurs de roues interréssés, il vous jette à la face ce manifeste contre la peine de mort.

Ajout parce que pleinement justifié, Danielle me rappelle qu'il fut aussi parmi les 5 députés de la constitutuante qui demandèrent le droit de vote pour les femmes.

Et toujours pas de rue, quai, place avenue  Robespierre à Paris qui a son square louissèze et une rue Thiers (non loin de celle de la Faisanderie), cela au bout de deux ères de radis à Paris 



Discours sur la peine de mort

 

 

30 mai 1791

 

Maximilien de Robespierre pour l’abolition de la peine de mort

le 30 mai 1791 au sein de l’Assemblée constituante.


« La nouvelle ayant été portée à Athènes que des citoyens avaient été condamnés à mort dans la ville d'Argos, on courut dans les temples, et on conjura les dieux de détourner des Athéniens des pensées si cruelles et si funestes. Je viens prier non les dieux, mais les législateurs, qui doivent être les organes et les interprètes des lois éternelles que la Divinité a dictées aux hommes, d'effacer du code des Français les lois de sang qui commandent des meurtres juridiques, et que repoussent leurs mœurs et leur constitution nouvelle. Je veux leur prouver, 1° que la peine de mort est essentiellement injuste ; 2° qu'elle n'est pas la plus réprimante des peines, et qu'elle multiplie les crimes beaucoup plus qu'elle ne les prévient.

Hors de la société civile, qu'un ennemi acharné vienne attaquer mes jours, ou que, repoussé vingt fois, il revienne encore ravager le champ que mes mains ont cultivé, puisque je ne puis opposer que mes forces individuelles aux siennes, il faut que je périsse ou que je le tue ; et la loi de la défense naturelle me justifie et m'approuve. Mais dans la société, quand la force de tous est armée contre un seul, quel principe de justice peut l'autoriser à lui donner la mort ? quelle nécessité peut l'en absoudre ? Un vainqueur qui fait mourir ses ennemis captifs est appelé barbare ! Un homme fait qui égorge un enfant qu'il peut désarmer et punir, paraît un monstre ! Un accusé que la société condamne n'est tout au plus pour elle qu'un ennemi vaincu et impuissant ; il est devant elle plus faible qu'un enfant devant un homme fait.

Ainsi, aux yeux de la vérité et de la justice, ces scènes de mort, qu'elle ordonne avec tant d'appareil, ne sont autre chose que de lâches assassinats, que des crimes solennels, commis, non par des individus, mais par des nations entières, avec des formes légales. Quelque cruelles, quelque extravagantes que soient ces lois, ne vous en étonnez plus : elles sont l'ouvrage de quelques tyrans ; elles sont les chaînes dont ils accablent l'espèce humaine ; elles sont les armes avec lesquelles ils la subjuguent : elles furent écrites avec du sang. Il n'est point permis de mettre à mort un citoyen romain : telle était la loi que le peuple avait portée. Mais Sylla vainquit, et dit : Tous ceux qui ont porté les armes contre moi sont dignes de mort. Octave et les compagnons de ses forfaits confirmèrent cette loi.

Sous Tibère, avoir loué Brutus fut un crime digne de mort. Caligula condamna à mort ceux qui étaient assez sacrilèges pour se déshabiller devant l'image de l'empereur. Quand la tyrannie eut inventé les crimes de lèse-majesté, qui étaient ou des actions indifférentes ou des actions héroïques, qui eût osé penser qu'elles pouvaient mériter une peine plus douce que la mort, à moins de se rendre coupable lui-même de lèse-majesté ?

Quand le fanatisme, né de l'union monstrueuse de l'ignorance et du despotisme, inventa à son tour les crimes de lèse-majesté divine, quand il conçut, dans son délire, le projet de venger Dieu lui-même, ne fallut-il pas qu'il lui offrît aussi du sang, et qu'il le mît au moins au niveau des monstres qui se disaient ses images ?

La peine de mort est nécessaire, disent les partisans de l'antique et barbare routine ; sans elle il n'est point de frein assez puissant pour le crime. Qui vous l'a dit ? Avez-vous calculé tous les ressorts par lesquels les lois pénales peuvent agir sur la sensibilité humaine ? Hélas ! Avant la mort, combien de douleurs physiques et morales l'homme ne peut-il pas endurer !

Le désir de vivre cède à l'orgueil, la plus impérieuse de toutes les passions qui maîtrisent le cœur de l'homme. La plus terrible de toutes les peines pour l'homme social, c'est l'opprobre, c'est l'accablant témoignage de l'exécration publique. Quand le législateur peut frapper les citoyens par tant d'endroits sensibles et de tant de manières, comment pourrait il se croire réduit à employer la peine de mort ? Les peines ne sont pas faites pour tourmenter les coupables, mais pour prévenir le crime par la crainte de les encourir.

Le législateur qui préfère la mort et les peines atroces aux moyens plus doux qui sont en son pouvoir, outrage la délicatesse publique, émousse le sentiment moral chez le peuple qu'il gouverne, semblable à un précepteur mal habile qui, par le fréquent usage des châtiments cruels, abrutit et dégrade l'âme de son élève ; enfin, il use et affaiblit les ressorts du gouvernement, en voulant les tendre avec trop de force.

Le législateur qui établit cette peine renonce à ce principe salutaire, que le moyen le plus efficace de réprimer les crimes est d'adapter les peines au caractère des différentes passions qui les produisent, et de les punir, pour ainsi dire, par elles-mêmes. Il confond toutes les idées, il trouble tous les rapports, et contrarie ouvertement le but des lois pénales.

La peine de mort est nécessaire, dites-vous. Si cela est, pourquoi plusieurs peuples ont-ils su s'en passer ? Par quelle fatalité ces peuples ont-ils été les plus sages, les plus heureux et les plus libres ? Si la peine de mort est la plus propre à prévenir de grands crimes, il faut donc qu'ils aient été plus rares chez les peuples qui l'ont adoptée et prodiguée. Or, c'est précisément tout le contraire. Voyez le Japon : nulle part la peine de mort et les supplices ne sont autant prodigués ; nulle part les crimes ne sont ni si fréquents ni si atroces. On dirait que les Japonais, veulent disputer de férocité avec les lois barbares qui les outragent et qui les irritent. Les républiques de la Grèce, où les peines étaient modérées, où la peine de mort était ou infiniment rare, ou absolument inconnue, offraient-elles plus de crimes et moins de vertu que les pays gouvernés par des lois de sang ? Croyez-vous que Rome fut souillée par plus de forfaits, lorsque, dans les jours de sa gloire, la loi Porcia eut anéanti les peines sévères portées par les rois et par les décemvirs, qu'elle ne le fut sous Sylla, qui les fit revivre, et sous les empereurs, qui en portèrent la rigueur à un excès digne de leur infâme tyrannie. La Russie a-t-elle été bouleversée depuis que le despote qui la gouverne a entièrement supprimé la peine de mort, comme s'il eût voulu expier par cet acte d'humanité et de philosophie le crime de retenir des millions d'hommes sous le joug du pouvoir absolu.

Écoutez la voix de la justice et de la raison ; elle vous crie que les jugements humains ne sont jamais assez certains pour que la société puisse donner la mort à un homme condamné par d'autres hommes sujets à l'erreur. Eussiez-vous imaginé l'ordre judiciaire le plus parfait, eussiez-vous trouvé les juges les plus intègres et les plus éclairés, il restera toujours quelque place à l'erreur ou à la prévention. Pourquoi vous interdire le moyen de les réparer ? pourquoi vous condamner à l'impuissance de tendre une main secourable à l'innocence opprimée ? Qu'importent ces stériles regrets, ces réparations illusoires que vous accordez à une ombre vaine, à une cendre insensible ! Elles sont les tristes témoignages de la barbare témérité de vos lois pénales. Ravir à l'homme la possibilité d'expier son forfait par son repentir ou par des actes de vertu, lui fermer impitoyablement tout retour à la vertu, l'estime de soi-même, se hâter de le faire descendre, pour ainsi dire, dans le tombeau encore tout couvert de la tache récente de son crime, est à mes yeux le plus horrible raffinement de la cruauté.

Le premier devoir du législateur est de former et de conserver les mœurs publiques, source de toute liberté, source de tout bonheur social. Lorsque, pour courir à un but particulier, il s'écarte de ce but général et essentiel, il commet la plus grossière et la plus funeste des erreurs ; il faut donc que la loi présente toujours au peuple le modèle le plus pur de la justice et de la raison. Si, à la place de cette sévérité puissante, calme, modérée qui doit les caractériser, elles mettent la colère et la vengeance ; si elles font couler le sang humain, qu'elles peuvent épargner et qu'elles n'ont pas le droit de répandre ; si elles étalent aux yeux du peuple des scènes cruelles et des cadavres meurtris par des tortures, alors elles altèrent dans le cœur des citoyens les idées du juste et de l'injuste, elles font germer au sein de la société des préjugés féroces qui en produisent d'autres à leur tour. L'homme n'est plus pour l'homme un objet si sacré : on a une idée moins grande de sa dignité quand l'autorité publique se joue de sa vie. L'idée du meurtre inspire bien moins d'effroi lorsque la loi-même en donne l'exemple et le spectacle ; l'horreur du crime diminue dès qu'elle ne le punit plus que par un autre crime. Gardez-vous bien de confondre l'efficacité des peines avec l'excès de la sévérité : l'un est absolument opposé à l'autre. Tout seconde les lois modérées ; tout conspire contre les lois cruelles.

On a observé que dans les pays libres, les crimes étaient plus rares et les lois pénales plus douces. Toutes les idées se tiennent. Les pays libres sont ceux où les droits de l'homme sont respectés, et où, par conséquent, les lois sont justes. Partout où elles offensent l'humanité par un excès de rigueur, c'est une preuve que la dignité de l'homme n'y est pas connue, que celle du citoyen n'existe pas : c'est une preuve que le législateur n'est qu'un maître qui commande à des esclaves, et qui les châtie impitoyablement suivant sa fantaisie. Je conclus à ce que la peine de mort soit abrogée. »

 

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Et en plus, si le style c'est l'homme, il en est un.

Nous en subissons aujourd'hui certain(e)s qui auront besoin de cours de rattrapage.

Par aragon 43
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Dimanche 15 avril 2012 7 15 /04 /Avr /2012 07:51
Par aragon 43
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