CANAL PLUS CE DIMANCHE : HOLLANDE PARLE AU CAPITAL

Publié le 19 Avril 2015

CANAL PLUS CE DIMANCHE : HOLLANDE PARLE AU CAPITAL

LE BILLET DU DIMANCHE DE BERNARD

Ce midi, sur Canal-plus, le président de la République parlera pendant plus de 2 heures nous signalent les médias bien informés.

Que pourra-t’il nous dire ?

Des balivernes comme d’habitude concernant notre devenir dont il nous assurera qu’il y travaille à sa réalisation.

J’ai produit un genre de dialogue humoristique qui va s’organiser ce midi avec le chef de l’état libéral français.

Monsieur le Président, comment allez-vous ?

Je vais bien, il fait beau, j’ai passé la journée d’hier avec Lafayette et l’Hermione, une frégate qui l’a amené aux Amériques et qui a permis la naissance des Etats-Unis. J’y vois un symbole en ce moment, l’Hermione et moi en Lafayette, je vais avec l’Hermione libérer les dernières entraves au marché libre et non faussé avec les Etats-Unis et permettre à la puissance américaine de nous pénétrer jusqu’à la moelle. Vous avez vu comment nos entreprises passent sous la coupe de leurs multinationales bancaires, commerciales et industrielles et bien il faut aller encore plus loin. Bientôt nous n’aurons plus rien, mais nous comptons bien sur les américains pour nous donner quelques becquées de leurs profits pour nos banques et actionnaires bienaimés.

Monsieur le président comment va l’emploi en France ?

Cela s’améliore, je fais tout pour contenter mon ami Gattaz et l’emploi devient de plus en plus rare et précaire, vous savez c’est une denrée précieuse qu’il faut utiliser rarement pour qu’elle soit efficace et qu’elle travaille uniquement pour le profit maximum.

Monsieur Le président, que pensez-vous de Monsieur Macron ?

C’est un ami fidèle, il nous aide à bien assimiler le libéralisme et « le marche où crève » des travailleurs dans les conditions les plus dures pour le profit maximum. Travail du dimanche, de nuit, heures supplémentaires, fin de la feuille paie pour que les travailleurs ne voient plus les garanties collectives inscrites dedans, fin du contrat de travail à durée indéterminée qui sera transformé en un travail de peine sans droits ni loi, réductions drastiques des droits syndicaux fondus dans une seule représentation.

Monsieur le Président, que dites vous des renseignements et de l’œil par le trou de la serrure que veut organiser votre premier ministre Valls ?

C’est bien, je veux faire mieux que Mitterrand et Sarkozy, je veux tout savoir sur ce qui se passe dans les alcôves, les salles de bains, les cafétérias où l’on casse souvent du sucre sur mon dos et de mon ami Gattaz. Et puis mes amis du CAC 40 veulent tout savoir sur leurs employés pour qu’ils travaillent le nez rivé sur leurs outils de travail et ne peuvent plus rouspéter sans être détecter par nos machines à tout savoir.

Mais Monsieur le Président, ce n’était pas pour contrer le terrorisme ?

Si, mais quelle belle occasion de surveiller les travailleurs et notamment les syndicalistes et leur interdire toutes informations économiques et sociales sur les grands groupes financiers et industriels tels que nous le demandent ces multinationales dans le cadre du futur accord TAFTA où leur absolutisme doit s’exercer partout et en tout lieu.

Monsieur le Président, comptez-vous alors redresser la barre d’ici 2017 ?

Bien sûr, la barre sera redressée et le capital sera florissant.

Monsieur le Président, n’avez-vous pas trahi le socialisme de Jaurès en vous livrant totalement aux forces de l’argent dont vous aviez dit qu’elles étaient votre ennemie ?

C’était pour rire. je suis, vous le savez un petit-bourgeois rouennais, la révolution prolétarienne n’a jamais été ma tasse de thé et le socialisme de Jaurès m’est indifférent. je préfère m’acoquiner avec la dame Merkel qui dirige d’une main de fer son pays pour la grande joie des trusts allemands.

Mais monsieur le Président, ne croyez vous pas qu’elle entrain de vous manger la laine sur le dos ?

Bien sûr, c’est la loi de la concurrence, elle a gagné et j’ai pris la responsabilité de me coucher devant elle, le lendemain de mon élection où je suis allé me prosterner devant les Konzerns.

Enfin Monsieur le Président, vous avez fait perdre la gauche et singulièrement votre parti PS aux élections, que comptez vous faire pour le sortir de l’ornière et gagner les élections ?

Je compte continuer la même politique, elle paiera, bientôt tous les électeurs de la vraie gauche s’abstiendrons et nous pourrons faire une alliance démocrate et républicains et tant pis s’il y a que 20 à 30 % d’électeurs.

Monsieur le Président, vous voulez vraiment cheminer avec la droite, pardon les « républicains » de Sarkozy ?

Bien sûr, pas grand-chose nous distingue, seulement la face de…. de Sarkozy et ses mimiques qu’on remplacera par celle de Juppé ou d’un autre. je vois bien une alliance Valls-Juppé-Bayrou à terme.

Monsieur le Président, cette orientation ne va-t-elle pas favoriser la fille à Le Pen ?

Ah vous savez Mitterrand a mis en piste le Pen par tactique électorale pour contrer la droite, moi je peux très bien mettre en évidence la fille en la montrant régulièrement à la télévision pour brouiller les pistes.

Bien Monsieur le Président, vous êtes bien un politicien…… du système.

Bernard LAMIRAND

Rédigé par aragon 43

Publié dans #humour

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