EN FINIR AVEC LES ACCORDS PERDANTS

Publié le 25 Octobre 2013

EN FINIR AVEC LES ACCORDS PERDANTS

COUT DU TRAVAIL : LES SIGNATAIRES SIGNENT ET RESIGNENT

Comment des syndicalistes peuvent- être à ce point fourbes, quand on voit, en ce qui se concerne les devenir de l’emploi et des garanties collectives, le travail de destruction qui s’opère sous la houlette du patronat et du gouvernement socialiste.

Les acquis sont mis à sac par certains de ceux qui devraient les protéger et qui pour un plat de lentilles les abandonnent à la vindicte patronale.

Ils s’agit de la mise en œuvre de l’accord national interprofessionnel du 11 janvier 2013 et de la loi sur la sécurisation de l’emploi dont d’ailleurs le patronat en profite pour aller encore plus loin dans les remises en cause, encouragé par des syndicalistes veules comme cela vient d’être le cas à PSA.

Ainsi, dans un grand tra-la-la, la direction de Peugeot Citroën, PDG en tête, a signé un accord dit de Sécurité de l’emploi avec certaines organisations syndicales ; accord qui promeut le blocage des salaires pendant 3 ans, la baisse des majorations d’heures supplémentaires, l’organisation du temps de travail selon les critères patronaux moyennant une promesse quelconque que PSA ne procédera à la fermeture de site de production en France pendant cette période.

On sait ce qu’il en est advenu de ce genre de promesse dans de nombreuses entreprises où le patronat avait réussi à faire croire en ses mensonges pour ensuite fermer et licencier.

C’est déjà le cas à Citröen Aulnay où le patron laissera sur le carreau des milliers de salariés dont un grand nombre rejoindront les agences de l’emploi.

Dans ce groupe, nous assistons à un changement de signataires par rapport à la signature nationale ; en effet la CFDT de PSA s’est refusée de signer cet accord mais FO non signataire sur le plan national l’a signé à Peugeot. Comprenne qui pourra.

Tout cela montre surtout les turpitudes des signataires devant faire face aux travailleurs victimes des saloperies qu’ils ont signées dans le texte du 11 janvier 2013, transformées en loi, mettant en cause le code du travail. Les volte-face devant l’ampleur des dégâts sociaux de cet accord national dés ses premières application n’effacent pas leurs responsabilités.

Nous y voyons aussi le coté perfide de ce gouvernement devenu la courroie de transmission du MEDEF qui a incité des organisations syndicales à parapher un accord national pour soi-disant choisir le maintien de l’emploi au prix d’un sacrifice salarial et de choisir des arrangements plutôt que des licenciements.

Eh bien nous avons les deux.

Le patronat n’a pas tardé à voir l’avantage de jouer les deux partitions.

Les uns choisissent d’abord de faire le ménage et de fermer tout ce qu’il faut fermer comme à Citroën pour ensuite de procéder à la baisse des salaires, d’avantages acquis, de temps de travail gratuit en se servant de l’accord et d’autres établissent plutôt un plan massif visant à réduire les acquis sociaux pendant 2 ans voir 3 pour ensuite revenir vers le comité d’entreprise, la main sur le cœur, pour leur dire qu’après avoir tout essayé il faut se résoudre à supprimer à nouveau des emplois ou bien à fermer l’entreprise.

Le nouvel avantage pou eux , c’est que le CE ne peut plus faire jouer les tribunaux et les recours comme avant. Le patronat a obtenu du gouvernement qu’il puisse licencier sans délai et sans être "emmerder" par des syndicalistes récalcitrants comme se fut le cas à Goodyear et ailleurs.

Voilà ce que cet accord et cette loi scélérate installe à la place d’un code du travail garantissant le travail et les garanties collectives.

En ce moment sont reparties les fermetures d’entreprises comme on vient de le voir en Bretagne mais aussi partout en France où s’annoncent et se réalisent de nouvelles saignées d’emploi.

Ce gouvernement nous a donc menti ; ne disait-il pas que sa loi sur la Sécurisation de l’emploi amènerait à ce que les entreprises choisissent avec les organisations syndicales de prioriser des négociations donnant-donnant pour passer une mauvaise passe sans licenciements ?

Les annonces faites de licenciements et les statistiques de chômage annonçant une nouvelle dégradation de l’emploi avec 60000 chômeurs de plus montre à quel point ce gouvernement fait fausse route.

Le gouvernement socialiste a ainsi ouvert la porte à toutes les remises en causes des garanties collectives et des lois sociales dans lesquelles s’engouffrent le patronat qui vient partout avec ses projets de régressions sociales.

Il est temps de mettre un terme à cette détérioration du prix de la force de travail.

Finalement, le gouvernement montre son vrai visage, celui d’être l’ami du capital en réduisant le prix de la force de travail et en considérant que le travail est un coût qu’il faut sans cesse réduire pour faciliter les profits de quelques-uns.

Une telle situation écœure ceux qui en sont les victimes, des salariés baissent les bras devant ce déni de justice sociale.

Il importe de ne pas sombrer dans ce défaitisme mortifère, rien n’est perdu d’avance, la tromperie ne durera que l’espace du temps où l’illusion peut encore tromper à travers les idées du moindre mal ou de l’attente de jours meilleurs que le patronat annonce avec un plat de lentilles.

Rien n’est perdu d’avance et les luttes commencent à apparaitre devant ces tromperies comme celles actuellement des salariés d’Alcatel Lucent. Des Alcatels-Lucent se révèlent en ce moment et ce qui se passe dans divers secteurs montrent où le mécontentement et la colère sont à leur comble.

Le développement des luttes est donc la pierre angulaire, celui-ci peut et va se développer si l’on y prend toute l’attention pour unifier les salariés sur des projets revendicatifs qui viennent contredire ceux de la baisse du coût du travail.

De ce que l’on sait des événements actuels et des premières luttes qui s’engagent, c’est que le gouvernement et le patronat craignent la montée des luttes et notamment celles des jeunes qu’ils soient à l’école ou dans les entreprises.

A nous donc de pousser ces luttes et en particulier sur l’emploi, les salaires, la formation professionnelle, la retraite et les conditions de vie et de travail.

Pour cela nous avons besoin de tout notre potentiel militant et dirigeant pour aider aux luttes dans les entreprises, les services, dans le secteur privé comme dans le secteur public. C’est notre tâche principale.

Pour cela il faut aussi donner à la CGT la force qui lui manque : celle d’une syndicalisation de masse des travailleurs.

Une CGT à 50 % de représentation dans le pays éviteraient tous ces accords de m….

Bernard LAMIRAND

Rédigé par aragon 43

Publié dans #syndicalisme

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